Assurance Décennale Charpentier : Tarifs & Devis 2026
En tant que charpentier, votre assurance décennale est obligatoire avant tout chantier. Comptez entre 1 500 et 3 500 €/an en 2026 selon votre CA, votre expérience, votre zone et votre assureur.
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Pourquoi un charpentier doit-il souscrire une assurance décennale ?
La charpente est un élément structurel majeur de tout bâtiment. À ce titre, la loi Spinetta du 4 janvier 1978 impose à tous les charpentiers, qu’ils travaillent sur des charpentes traditionnelles, industrielles ou en lamellé-collé, de souscrire une garantie décennale avant d’ouvrir le premier chantier.
En cas de défaillance de la charpente dans les 10 ans à compter de la réception (article 1792-4-1 du Code civil) : affaissement, fissures structurelles, pourrissement prématuré lié à un défaut de mise en œuvre, votre décennale couvre intégralement les réparations. Sans elle, vous êtes personnellement responsable sur vos biens propres.
Combien coûte la décennale pour un charpentier en 2026 ?
La charpente est un lot structurel : les primes sont logiquement plus élevées que pour le second œuvre. En 2026, comptez entre 1 500 et 3 500 €/an selon le CA, l’expérience, la zone et l’assureur. Fourchettes indicatives par tranche de chiffre d’affaires :
| Chiffre d’affaires | Fourchette indicative 2026 / an |
|---|---|
| Démarrage (CA 0 €) | 1 500 à 1 900 € |
| CA < 30 000 € | 1 500 à 2 100 € |
| CA 30 000 à 80 000 € | 1 800 à 2 600 € |
| CA 80 000 à 150 000 € | 2 300 à 3 500 € |
| CA > 150 000 € | Sur devis (au-delà de 3 500 €) |
* Fourchettes indicatives 2026, jamais un prix garanti : la prime finale dépend du CA déclaré, de l’expérience, de la zone, de la sinistralité et de l’assureur.
Que couvre l’assurance décennale charpentier ?
En tant que charpentier, vos travaux touchent directement à la solidité structurelle des bâtiments (article 1792 du Code civil). Votre décennale couvre :
- ✅ Affaissement ou déformation de la charpente compromettant la stabilité du toit
- ✅ Fissures structurelles dues à un défaut d’assemblage ou de dimensionnement
- ✅ Pourrissement prématuré lié à une mauvaise mise en œuvre (absence de traitement, ventilation insuffisante)
- ✅ Défauts d’étanchéité au niveau des noues, faîtages ou arêtiers
- ✅ Effondrement partiel ou total de la structure suite à des malfaçons
- ❌ Dommages causés par des événements climatiques exceptionnels
- ❌ Travaux d’entretien ou traitement préventif courant
Comment bien choisir sa décennale charpentier ?
Voici les 4 critères essentiels à vérifier avant de signer votre contrat :
- Type de charpente déclaré : traditionnelle, fermette industrielle, lamellé-collé, métallique : chaque type doit figurer dans le contrat
- Zone géographique : pour les chantiers en montagne ou zones exposées au vent (zone 3/4), vérifiez l’absence d’exclusions
- Plafond de garantie : pour les grosses structures, le capital assuré doit couvrir le coût de reconstruction total
- Réactivité sinistre : en cas d’urgence structurelle, votre assureur doit pouvoir mandater un expert rapidement
Pensez aussi aux dommages causés pendant le chantier (chute d’une panne sur la toiture du voisin, par exemple) : ils relèvent de la RC Pro charpentier, pas de la décennale. Les deux contrats sont complémentaires et souvent moins chers regroupés.
Ce qu’il NE faut PAS faire
Sur un lot aussi exposé que la charpente, trois erreurs de déclaration concentrent l’essentiel des refus de garantie.
1. Sous-déclarer la charpente traditionnelle
L’erreur : cocher uniquement « fermettes industrielles » parce que la prime est plus douce, alors que vous taillez aussi du traditionnel. Pourquoi c’est risqué : la charpente traditionnelle est plus technique et jugée plus risquée par les assureurs que l’industrielle. Un sinistre sur une ferme taillée alors que seule l’industrielle est déclarée peut entraîner un refus de garantie, voire la nullité du contrat pour fausse déclaration. Quoi faire à la place : déclarer la part réelle de traditionnel dans votre activité, même minoritaire, et la mettre à jour chaque année.
2. Oublier la couverture ou la zinguerie faites dans la foulée
L’erreur : un charpentier qui repose la couverture après avoir remplacé les pannes exerce deux activités, pas une. Beaucoup ne déclarent que la charpente. Pourquoi c’est risqué : l’activité non déclarée n’est pas couverte. Une infiltration liée à la couverture reposée resterait entièrement à votre charge, 10 ans durant. Quoi faire à la place : déclarer charpente et couverture/zinguerie dès que vous touchez aux deux, même occasionnellement.
3. Négliger le traitement des bois et les sinistres différés
L’erreur : considérer le traitement des bois comme un détail sans incidence assurantielle. Pourquoi c’est risqué : insectes xylophages et champignons provoquent des sinistres différés, qui se révèlent souvent plusieurs années après la réception. Or c’est l’assureur de l’année d’ouverture du chantier qui répond : sans attestation conservée et sans activité correctement déclarée, vous êtes exposé. À notre avis, une prime très inférieure aux 1 500 €/an constatés en charpente doit d’abord alerter sur les exclusions de ce type. Quoi faire à la place : déclarer l’activité de traitement si vous la pratiquez et archiver toutes vos attestations annuelles.
FAQ — Décennale Charpentier
Un charpentier qui fait uniquement de la rénovation doit-il avoir une décennale ?
Oui. Que vous construisiez une charpente neuve ou que vous rénoviez une charpente existante, dès lors que vos travaux touchent aux éléments structurels du bâtiment, la décennale est obligatoire.
La décennale couvre-t-elle les dommages liés aux intempéries ?
Non directement. Si une tempête endommage une charpente correctement construite, c’est l’assurance dommages du propriétaire. Mais si elle s’effondre parce qu’elle était mal dimensionnée, la décennale est engagée.
Quelle est la durée de validité d’une attestation décennale ?
Elle est valable pour la durée de la police (généralement 1 an renouvelable). Elle couvre les chantiers réalisés pendant la période de validité.
Je travaille seul. La décennale est-elle moins chère ?
C’est principalement votre CA et votre corps de métier qui déterminent le prix, pas le nombre de personnes. Un artisan solo paiera à peu près autant qu’une SARL au même CA.
Que se passe-t-il si je n’ai plus de décennale quand un sinistre survient ?
Si votre contrat était valide au moment de la réalisation des travaux, vous êtes couvert même sans contrat actif. La décennale protège les travaux réalisés pendant la période de couverture pendant 10 ans.
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Lancer le simulateur →Sources officielles
- Légifrance : article 1792 du Code civil (responsabilité décennale du constructeur)
- Légifrance : article 1792-4-1 du Code civil (délai de 10 ans à compter de la réception)
- Légifrance : article L.241-1 du Code des assurances (obligation d’assurance décennale)
- Légifrance : article L.243-3 du Code des assurances (sanctions en cas de défaut d’assurance)
- Légifrance : loi n° 78-12 du 4 janvier 1978 relative à la responsabilité et à l’assurance dans le domaine de la construction (loi Spinetta)
- Service-public.fr : la garantie décennale (fiche professionnelle)
Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil juridique ou en assurance personnalisé. Pour votre situation, demandez un devis ou consultez un courtier. Données vérifiées au 11 juin 2026.