Combien Coûte l’Assurance Décennale en 2026 ? Tarifs par Métier
Entre 850 et 4 350 € par an selon votre métier et votre chiffre d'affaires : voici les tarifs métier par métier et les leviers concrets pour payer moins cher.
Sommaire 7 parties
- Quels sont les facteurs qui déterminent le prix de votre décennale ?
- Tarifs de l'assurance décennale 2026 par corps de métier
- Auto-entrepreneur ou SARL : y a-t-il vraiment une différence de tarif ?
- Comment payer moins cher sa décennale ? 4 conseils concrets
- La décennale sans activité : quel prix ?
- Les bons réflexes pour payer moins sans perdre en garantie
- Sources officielles
Entre 850 et 4 350 € par an, selon votre métier et votre chiffre d'affaires : c'est la réalité du marché de la décennale en 2026, avec une moyenne d'environ 1 850 à 1 980 €/an. Un peintre se situe entre 850 et 1 800 €/an. Un charpentier ou un couvreur peut atteindre 4 350 €. Voici les fourchettes métier par métier, et les leviers qui font vraiment baisser la prime.
Points clés à retenir
- Le tarif va de 850 € à 4 350 €/an pour la plupart des métiers, selon le CA (jusqu'à 7 500 € pour les spécialités sur étude comme l'étanchéité), avec une moyenne du marché d'environ 1 850 à 1 980 €/an.
- Les métiers de finition paient le moins : peintre, plaquiste, carreleur. Les métiers de structure et de toiture paient le plus : couvreur, charpentier, maçon, terrassier.
- Le statut (auto-entrepreneur ou SARL) influence peu le prix : c'est le CA réel qui compte.
- Comparer plusieurs assureurs reste le premier levier d'économie.
- La décennale est obligatoire dès le premier chantier, sous peine de 6 mois d'emprisonnement et 75 000 € d'amende (article L243-3 du Code des assurances).
Le cadre légal en deux lignes
La décennale est imposée par la loi Spinetta (loi n° 78-12 du 4 janvier 1978) à tout professionnel de la construction, dès le premier chantier. Le détail par métier est sur notre page assurance décennale.
Quels sont les facteurs qui déterminent le prix de votre décennale ?
Le tarif d'une décennale n'est pas fixé au hasard. En 2026, les fourchettes vont de 850 €/an pour un peintre à faible CA jusqu'à 4 350 €/an pour un charpentier à fort CA, et jusqu'à 7 500 €/an pour un étanchéiste, sur étude. Cinq critères expliquent cet écart.
Le corps de métier et le niveau de risque
C'est le facteur numéro un. Un couvreur ou un charpentier réalise des travaux structurels en hauteur, qui touchent directement à la solidité de l'ouvrage. Un peintre ou un plaquiste intervient en finition. Chaque assureur applique sa grille de risque à chaque activité déclarée : plus le risque est élevé, plus la prime de base monte.
Le chiffre d'affaires annuel
La prime suit le CA déclaré : plus vous réalisez de chantiers, plus vous êtes exposé. La plupart des contrats partent d'un CA prévisionnel à la souscription, puis régularisent en fin d'exercice. Si votre CA réel dépasse nettement le prévisionnel, la prime est ajustée à la hausse.
Le statut juridique (auto-entrepreneur ou société)
Contrairement à une idée reçue, le statut AE ou SARL ne change pas directement le tarif. Ce qui compte, c'est le CA et le métier exercé. Un auto-entrepreneur à 70 000 € de CA paiera sensiblement la même chose qu'une SARL au même CA, à métier identique.
L'historique de sinistralité
Votre passé compte. Un artisan sans sinistre depuis plusieurs années obtient de meilleures conditions, surtout au renouvellement. Un sinistre déclaré dans les 3 dernières années renchérit la prime chez la plupart des assureurs : c'est l'équivalent informel d'un bonus-malus.
La zone géographique
L'Île-de-France et les grandes métropoles (Lyon, Marseille, Bordeaux) affichent des primes légèrement supérieures : les coûts de construction y sont plus élevés, donc le coût d'un sinistre aussi. L'écart reste modeste face au poids du métier et du CA. Une zone sismique (Sud-Est, Antilles) peut ajouter une surprime spécifique.
L'article L241-1 du Code des assurances impose à tout constructeur de souscrire une assurance de responsabilité décennale avant l'ouverture du chantier, quel que soit son statut. Les sanctions sont prévues à l'article L243-3 du même code.
Source : Code des assurances, articles L241-1 et L243-3, Légifrance.
Tarifs de l'assurance décennale 2026 par corps de métier
Voici nos fourchettes pour un artisan auto-entrepreneur ou une TPE, sans sinistre aggravant. Le bas de fourchette correspond plutôt à un CA inférieur à 50 000 €, le haut à un CA élevé ou à des techniques non courantes.
| Métier | Fourchette 2026 (€/an) | Niveau de risque assuré |
|---|---|---|
| Peintre | 850 – 1 800 € | Faible (finitions) |
| Plaquiste | 950 – 1 800 € | Faible (second œuvre) |
| Carreleur | 1 300 – 2 100 € | Faible à modéré |
| Menuisier | 950 – 2 250 € | Modéré |
| Électricien | 850 – 2 250 € | Modéré |
| Plombier / Chauffagiste | 1 500 – 3 000 € | Modéré (dégâts des eaux) |
| Serrurier / Métallier | 1 150 – 3 300 € | Modéré |
| Étanchéiste / Façadier | 1 700 – 7 500 € | Élevé (enveloppe du bâtiment) |
| Maçon | 2 000 – 4 050 € | Élevé (structure) |
| Charpentier / Couvreur / Zingueur | 1 900 – 4 350 € | Élevé (toiture, ossature) |
Fourchettes 2026 pour un artisan auto-entrepreneur ou une TPE sans sinistre. Votre prix dépend de votre CA, de votre expérience, de votre zone et de l'assureur retenu.
À retenir : couvreurs et charpentiers paient parmi les primes les plus élevées des métiers courants, jusqu'à 4 350 €/an pour un charpentier, soit près de cinq fois le bas de fourchette d'un peintre débutant (900 €/an). L'écart reflète le niveau de risque de chaque métier. Pour connaître votre prix exact, le simulateur de prix donne un ordre de grandeur en 1 minute, et le devis compare plus de 20 assureurs.
Auto-entrepreneur ou SARL : y a-t-il vraiment une différence de tarif ?
À CA et métier identiques, les devis AE et SARL restent très proches. Ce n'est pas le statut qui coûte, c'est l'exposition au risque.
| Auto-entrepreneur / micro-entrepreneur | SARL / EURL / SAS | |
|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | Plafonné (seuil en vigueur sur le site URSSAF auto-entrepreneur) | Sans plafond |
| Niveau de prime | Souvent dans la tranche basse du tableau | Calculée sur le CA réel |
| TVA | Pas de TVA collectée en franchise en base | TVA collectée |
| Activités | Plusieurs métiers possibles : on ne retient que les assureurs qui les acceptent toutes | Contrat multi-activités, sous-traitance possible (pris en compte dans la prime) |
| Fiscalité de la prime | Couverte par l'abattement forfaitaire | Déductible du résultat imposable |
| Régularisation | Ajustement de la prime si le CA dépasse le prévisionnel | Ajustement sur le CA réel en fin d'exercice |
Le vrai facteur différenciant pour une assurance décennale auto-entrepreneur est le plafond de CA : au-delà du seuil micro, vous basculez vers un régime standard, avec une prime calculée sur le CA réel.
Autre point souvent oublié : les sociétés peuvent regrouper plusieurs corps de métier sur un seul contrat multi-activités. C'est en général moins cher que deux contrats séparés, à condition de déclarer précisément chaque activité.
Comment payer moins cher sa décennale ? 4 conseils concrets
Réduire sa prime est réaliste, à condition d'agir sur les bons leviers.
1. Comparer plusieurs assureurs
Les grilles varient fortement d'un assureur à l'autre, à profil identique : assureurs traditionnels, acteurs en ligne, contrats groupe de syndicats professionnels. Ne renouvelez jamais sans avoir comparé. C'est exactement ce que fait notre devis : plus de 20 assureurs comparés selon votre métier, et notre réseau vous obtient le meilleur prix.
2. Déclarer un CA prévisionnel réaliste
Surdéclarer son CA « pour être tranquille » fait payer trop cher. Déclarez votre CA N-1 réel et ajustez en cours d'année si besoin : vous payez exactement ce que vous devez.
3. Payer en annuel plutôt qu'en mensuel
Le paiement mensuel coûte plus cher que le paiement annuel, à cause des frais de fractionnement. Vérifiez l'écart sur votre avis d'échéance : si votre trésorerie le permet, le règlement en une fois est rentabilisé dès la première année.
4. Passer par un courtier ou un comparateur spécialisé BTP
Un intermédiaire spécialisé connaît les assureurs qui acceptent les profils particuliers (premier contrat, métier à risque, sinistre récent) et les grilles de groupe non accessibles en direct. Avec ArtisanAssuré, tout se fait en ligne : on ne retient que les assureurs qui acceptent toutes vos activités.
Une cinquième piste : adhérer à un syndicat professionnel. La CAPEB ou la FFB négocient des contrats collectifs pour leurs adhérents. Comparez l'économie obtenue avec le coût de l'adhésion avant de trancher.
La décennale sans activité : quel prix ?
Arrêt maladie, chantier suspendu, structure en cours de fermeture : la question du maintien du contrat se pose vite, surtout les premières années.
Pourquoi maintenir sa décennale même sans activité ?
La garantie décennale couvre les désordres qui apparaissent dans les 10 ans suivant la réception des travaux (article 1792-4-1 du Code civil). Vos anciens chantiers restent donc couverts pendant une décennie, même si vous résiliez ou arrêtez demain : inutile de garder un contrat pour eux. C'est l'assureur de l'année d'ouverture du chantier qui répond du sinistre : conservez toutes vos attestations passées.
Garder un contrat pendant une pause sert à pouvoir rouvrir un chantier à tout moment. Certains assureurs proposent des contrats à prime réduite pour les artisans sans activité déclarée : comparez avec une résiliation suivie d'une nouvelle souscription à la reprise, que certains assureurs surtaxent la première année.
Les bons réflexes pour payer moins sans perdre en garantie
Payer moins cher est légitime. Trois raccourcis, en revanche, coûtent cher au moment du sinistre : voici quoi faire à la place.
Comparer la prime, mais aussi la franchise et le plafond
Deux contrats au même prix peuvent avoir des franchises très différentes et des plafonds différents. À prime égale, regardez systématiquement la franchise, le plafond par sinistre et les activités couvertes.
Déclarer le CA réel et chaque activité exercée
Une fausse déclaration peut entraîner la nullité du contrat ou un refus de garantie. Déclarez votre CA réel et toutes vos activités, puis demandez une régularisation si le CA baisse : vous êtes couvert sur tout ce que vous facturez.
Vérifier qu'un prix très bas couvre bien vos techniques
Un devis nettement sous le bas de fourchette de votre métier mérite une lecture attentive des conditions générales : vérifiez que vos techniques (courantes ou non, au sens des DTU) et toutes vos activités sont bien couvertes avant de signer.
Sources officielles
- Légifrance : article 1792 du Code civil (responsabilité décennale du constructeur)
- Légifrance : article 1792-4-1 du Code civil (délai de 10 ans à compter de la réception)
- Légifrance : article L241-1 du Code des assurances (obligation d'assurance décennale)
- Légifrance : article L243-3 du Code des assurances (sanctions)
- Légifrance : loi n° 78-12 du 4 janvier 1978 (loi Spinetta)
- Service-public.fr : la garantie décennale
Votre prix décennale en 2 minutes
Nous comparons plus de 20 assureurs selon votre métier, et notre réseau vous obtient le meilleur prix. Tout se fait en ligne, gratuitement et sans engagement.
Les tarifs détaillés par métier
Chaque page métier détaille la fourchette de prix selon votre chiffre d'affaires.
Nos guides
Obligation Qui doit souscrire une décennale, et à quel moment Qui est concerné par l'obligation, pour quels travaux, et pourquoi le contrat doit exister avant l'ouverture du chantier.
Attestation Lire et fournir son attestation décennale Les mentions à vérifier sur votre attestation et ce que vos clients ont le droit de vous demander.
Contrat Comparer deux contrats décennale ligne par ligne Activités couvertes, franchises, plafonds, exclusions : les lignes qui font la différence entre deux contrats.
Garanties Décennale, biennale, parfait achèvement : qui couvre quoi Les trois garanties de l'après-chantier, leur durée et les dommages que chacune prend en charge.
Entre 850 et 4 350 € par an pour la plupart des artisans, selon votre métier et votre chiffre d’affaires (jusqu’à 7 500 € pour les spécialités sur étude comme l’étanchéité). C’est la réalité du marché de la décennale en 2026, avec une moyenne d’environ 1 850 à 1 980 €/an. Un peintre se situe entre 850 et 1 800 €/an. Un charpentier peut atteindre 4 350 €, un couvreur 4 200 €. Dans ce guide, vous trouverez les fourchettes réalistes, métier par métier, et les leviers concrets pour payer moins cher.
- Le tarif varie de 850 € à 4 350 €/an pour la plupart des métiers, selon le CA (jusqu’à 7 500 € pour les spécialités sur étude comme l’étanchéité), avec une moyenne du marché d’environ 1 850 à 1 980 €/an (fourchettes indicatives 2026).
- Les corps de métier les moins exposés : peintre, plaquiste, carreleur. Les plus exposés : couvreur, charpentier, maçon, terrassier.
- Le statut AE ou SARL influence peu le prix : c’est le CA réel qui compte.
- Comparer 3 devis minimum reste le premier levier d’économie : jusqu’à 30 % d’écart de prime constaté selon le profil.
- La décennale est obligatoire sous peine de 6 mois d’emprisonnement et 75 000 € d’amende (article L243-3 du Code des assurances).
Ce que vous devez savoir avant de lire ce guide
- Obligation légale : la décennale est imposée par la loi Spinetta (loi n° 78-12 du 4 janvier 1978) pour tout professionnel de la construction, dès le premier chantier.
- Sanction : travailler sans décennale expose à 75 000 € d’amende et 6 mois d’emprisonnement (article L243-3 du Code des assurances).
- Les tarifs ci-dessous sont des fourchettes indicatives 2026, à affiner avec un devis personnalisé. Retrouvez le détail par métier sur notre page assurance décennale.
Quels sont les facteurs qui déterminent le prix de votre décennale ?
Le tarif d’une assurance décennale n’est pas fixé au hasard. Sur le marché 2026, les fourchettes vont de 850 €/an pour un peintre à faible CA jusqu’à 4 350 €/an pour un charpentier à fort CA, et jusqu’à 7 500 €/an pour un étanchéiste, sur étude. Cinq critères principaux expliquent cette amplitude.
Le corps de métier et le niveau de risque
C’est le facteur numéro un. Un couvreur ou un charpentier réalise des travaux structurels en hauteur, à fort impact sur la solidité de l’ouvrage. Un peintre ou un plaquiste intervient en finition, sur des éléments moins liés à la solidité. Les assureurs appliquent une grille de risque propre à chaque activité déclarée. Plus le risque sinistre est élevé, plus la prime de base monte.
Le chiffre d’affaires annuel
La prime augmente proportionnellement au CA déclaré. C’est logique : plus vous réalisez de chantiers, plus votre exposition au risque est grande. La plupart des contrats prévoient un CA prévisionnel à la souscription, puis une régularisation en fin d’exercice. Si votre CA réel dépasse nettement le prévisionnel, votre prime sera ajustée à la hausse.
Le statut juridique (auto-entrepreneur vs société)
Contrairement à une idée reçue, le statut AE ou SARL n’influence pas directement le tarif. Ce qui compte, c’est le CA et le métier exercé. Un auto-entrepreneur à 70 000 € de CA paiera sensiblement la même chose qu’une SARL au même CA, à métier identique. La différence réelle vient souvent de la capacité à négocier, plus accessible pour une structure accompagnée par un courtier attitré.
L’historique de sinistralité
Votre passé compte. Un artisan sans sinistre depuis 5 ans obtiendra des conditions plus favorables. À l’inverse, un sinistre déclaré dans les 3 dernières années renchérit la prime chez la plupart des assureurs. Nous avons constaté que les profils sans sinistre obtiennent les meilleures conditions au renouvellement, surtout après plusieurs années chez le même assureur. C’est l’équivalent informel d’un bonus-malus pour la décennale.
La zone géographique
L’Ile-de-France et les grandes métropoles (Lyon, Marseille, Bordeaux) affichent des primes légèrement supérieures. Les coûts de construction y sont plus élevés, donc le coût potentiel d’un sinistre l’est aussi. La différence reste modeste par rapport au poids du métier et du CA. La zone sismique (Sud-Est, Antilles) peut ajouter une surprime spécifique.
En France, l’article L241-1 du Code des assurances impose à tout constructeur de souscrire une assurance de responsabilité décennale avant l’ouverture de tout chantier. Cette obligation concerne tous les artisans du BTP, quel que soit leur statut juridique. Le non-respect expose aux sanctions pénales prévues à l’article L243-3 du même code.
Tarifs assurance décennale 2026 par corps de métier
Voici nos fourchettes sur le marché en 2026, pour un artisan auto-entrepreneur ou une TPE, hors sinistralité aggravante. Le bas de fourchette correspond plutôt à un CA inférieur à 50 000 €, le haut de fourchette à un CA élevé ou à des techniques non courantes. Ces montants varient selon le CA, l’expérience, la zone et l’assureur.
| Métier | Fourchette indicative 2026 (€/an) | Niveau de risque assuré |
|---|---|---|
| Peintre | 850 – 1 800 € | Faible (finitions) |
| Plaquiste | 950 – 1 800 € | Faible (second œuvre) |
| Carreleur | 1 300 – 2 100 € | Faible à modéré |
| Menuisier | 950 – 2 250 € | Modéré |
| Électricien | 850 – 2 250 € | Modéré |
| Plombier / Chauffagiste | 1 500 – 3 000 € | Modéré (dégâts des eaux) |
| Serrurier / Métallier | 1 150 – 3 300 € | Modéré |
| Étanchéiste / Façadier | 1 700 – 7 500 € | Élevé (enveloppe du bâtiment) |
| Maçon | 2 000 – 4 050 € | Élevé (structure) |
| Charpentier / Couvreur / Zingueur | 1 900 – 4 350 € | Élevé (toiture, ossature) |
Fourchettes indicatives 2026, artisan auto-entrepreneur ou TPE, hors sinistralité aggravante. Votre devis peut varier selon le CA, l’expérience, la zone et l’assureur.
A retenir : le couvreur et le charpentier paient parmi les primes les plus élevées des métiers courants, jusqu’à 4 350 €/an pour un charpentier. C’est près de cinq fois le bas de fourchette d’un peintre débutant (900 €/an). Cette différence reflète le niveau de risque reconnu par toute la profession assurée.
Auto-entrepreneur vs SARL : y a-t-il vraiment une différence de tarif ?
La question revient souvent. Sur le marché actuel, le statut juridique seul ne génère pas un écart significatif. À CA et métier identiques, les devis AE et SARL restent très proches. Ce n’est pas le statut qui coûte : c’est l’exposition au risque.
Profil AE / Micro-entrepreneur
- CA plafonné légalement (seuil en vigueur pour les prestations de services, cf. URSSAF auto-entrepreneur)
- Tarif souvent dans la tranche basse du tableau
- Pas de TVA collectée en franchise en base
- Certains assureurs refusent les AE multimétiers
- Régularisation de prime si dépassement de CA
Profil Société
- CA potentiellement illimité
- Accès à plus d’assureurs spécialisés
- Possibilité de sous-traitance (impact sur la prime)
- Prime déductible du résultat imposable
- Courtier dédié possible, pour négocier
Le vrai facteur différenciant pour une assurance décennale auto-entrepreneur est le plafond de CA. Au-delà du seuil micro, vous basculez automatiquement vers un régime standard, avec des primes calculées sur le CA réel.
Un autre point souvent oublié : les sociétés peuvent regrouper plusieurs corps de métier sur un seul contrat multi-activités. Cela revient en général moins cher que deux contrats séparés, à condition de déclarer précisément chaque activité.
Comment payer moins cher sa décennale ? 4 conseils concrets
Réduire sa prime de décennale est réaliste, à condition de savoir sur quels leviers agir. Nous avons constaté jusqu’à 30 % d’écart de prime selon le profil, à garanties comparables. Voici les quatre actions qui font vraiment la différence.
1. Comparer au moins 3 devis
Les grilles tarifaires varient fortement d’un assureur à l’autre, à profil identique : assureurs traditionnels, acteurs en ligne ou contrats groupe de votre syndicat professionnel. Jusqu’à 30 % d’écart de prime constaté selon le profil, pour un niveau de couverture comparable. Ne renouvelez jamais sans avoir comparé.
2. Déclarer un CA prévisionnel réaliste
Sur-déclarer son CA “pour être tranquille” est une erreur fréquente. Si votre CA réel est inférieur au prévisionnel, la régularisation est possible mais souvent mal réclamée. Déclarez votre CA N-1 réel, et ajustez en cours d’année si nécessaire. Vous payez exactement ce que vous devez.
3. Payer en annuel, pas en mensuel
Le paiement mensuel coûte plus cher que le paiement annuel : les assureurs appliquent des frais de fractionnement. Vérifiez l’écart exact sur votre avis d’échéance. Si votre trésorerie le permet, le règlement en une fois est rentabilisé dès la première année.
4. Passer par un courtier BTP
Un courtier spécialisé BTP accède à des tarifs de groupe non disponibles en direct. Il connaît les assureurs qui acceptent les profils difficiles (premier contrat, métier à risque, sinistre récent) et peut négocier des clauses spécifiques à votre activité. Sa rémunération est prise en charge par l’assureur.
Une cinquième piste, souvent négligée : adhérer à un syndicat professionnel. La CAPEB ou la FFB négocient des contrats collectifs souvent mieux placés que les offres en direct pour leurs adhérents. Comparez l’économie obtenue avec le coût de l’adhésion annuelle avant de trancher.
La décennale sans activité : quel prix ?
C’est une situation plus fréquente qu’on ne le croit. Artisan en arrêt maladie, chantier suspendu, ou structure en cours de fermeture : que faire de son contrat décennale ? Beaucoup d’artisans traversent une période de faible activité au cours de leurs premières années, et la question du maintien du contrat se pose vite.
Pourquoi maintenir sa décennale même sans activité ?
La garantie décennale couvre les sinistres qui se déclarent dans les 10 ans après la réception des travaux (article 1792-4-1 du Code civil). Bonne nouvelle : vos anciens chantiers restent couverts par l’assureur de l’époque pendant cette décennie, même si vous résiliez ou arrêtez demain (article L241-1 du Code des assurances) : inutile de garder un contrat pour eux.
En décennale, c’est l’assureur de l’année d’ouverture du chantier qui répond du sinistre. Conservez donc toutes vos attestations passées. Un vice caché découvert 7 ans après un chantier terminé peut représenter des dizaines de milliers d’euros de réparations.
Solution : garder un contrat pendant une pause sert à pouvoir rouvrir un chantier à tout moment. Certains assureurs proposent alors des contrats à prime réduite pour les artisans sans activité déclarée. Demandez un devis spécifique avant de résilier.
Si vous reprenez l’activité après une interruption, sachez que certains assureurs appliquent une surprime de “reprise” la première année. C’est pourquoi maintenir un contrat minimal pendant la pause est souvent plus économique qu’une résiliation totale.
Ce qu’il NE faut PAS faire pour réduire sa prime
Vouloir payer moins cher est légitime. Mais trois raccourcis classiques se retournent contre l’artisan au moment du sinistre. Un maçon qui a “oublié” 30 % de son CA à la souscription l’apprend toujours au pire moment.
- Erreur n° 1 : comparer uniquement la prime. Pourquoi c’est risqué : deux contrats à 900 €/an peuvent cacher des franchises du simple au triple, des plafonds différents et des exclusions larges. Quoi faire à la place : comparer systématiquement franchise, plafond par sinistre et liste des exclusions, à prime égale.
- Erreur n° 2 : sous-déclarer son CA pour payer moins. Pourquoi c’est risqué : une fausse déclaration peut entraîner la nullité du contrat ou un refus de garantie en cas de sinistre. Vous payez alors les réparations sur votre patrimoine personnel. Quoi faire à la place : déclarer le CA réel et chaque activité exercée, puis demander une régularisation si le CA baisse.
- Erreur n° 3 : foncer sur un prix “trop beau pour être vrai”. Pourquoi c’est risqué : une prime très en dessous du marché cache souvent des exclusions larges ou des activités mal couvertes. À notre avis, un devis nettement sous le bas de fourchette de votre métier doit d’abord déclencher une lecture attentive des exclusions, pas une signature. Quoi faire à la place : exiger les conditions générales avant de souscrire et vérifier que vos techniques (courantes ou non, au sens des DTU) sont couvertes.
FAQ — Prix et tarifs de l’assurance décennale
Un auto-entrepreneur du BTP paie le plus souvent le bas de la fourchette de son métier : entre 850 et 1 050 € par an pour un peintre, entre 1 500 et 1 900 € pour un plombier ou un chauffagiste. Le repère global du marché se situe entre 850 et 4 350 €/an selon le chiffre d’affaires, pour la plupart des métiers. Consultez notre guide assurance décennale auto-entrepreneur pour les détails par métier.
Non, pas nécessairement. Le statut juridique (AE ou SARL) influence peu le tarif. Ce qui compte, c’est le chiffre d’affaires réel et le corps de métier exercé. Une SARL avec un CA de 40 000 € paiera globalement la même chose qu’un auto-entrepreneur au même CA, pour le même métier. L’écart constaté à profil identique reste faible.
Oui, au régime réel (BIC ou IS) : la prime d’assurance décennale est une charge professionnelle déductible du résultat imposable. En micro-entreprise, elle ne se déduit pas en plus : l’abattement forfaitaire couvre déjà l’ensemble de vos charges. Conservez précieusement votre avis d’échéance annuel comme justificatif comptable. En cas de contrôle fiscal, c’est la pièce qui prouve le caractère professionnel de la dépense.
Chaque assureur applique ses propres grilles de risque et ses propres critères de sélection. Les variables prises en compte diffèrent : zone géographique, historique de sinistres, type d’ouvrage réalisé, part de sous-traitance, ancienneté de l’entreprise, matériaux utilisés. Deux artisans au même CA et au même métier peuvent recevoir des devis très différents : jusqu’à 30 % d’écart de prime constaté selon le profil. C’est pourquoi comparer au moins 3 offres est indispensable.
Les tarifs les plus accessibles concernent les métiers de finition à faible CA : un peintre, un poseur de parquet ou un plaquiste débutant se situe entre 900 et 1 250 € par an selon le métier et l’assureur. Comparer plusieurs devis et déclarer un CA réaliste restent les deux leviers les plus efficaces. Consultez notre guide sur la décennale pas chère pour les micro-entrepreneurs.
Métier, statut, chiffre d’affaires : notre simulateur de prix assurance décennale vous donne une fourchette fiable en 1 minute, sans laisser vos coordonnées.
Sources officielles
- Légifrance : article 1792 du Code civil (responsabilité décennale du constructeur)
- Légifrance : article 1792-4-1 du Code civil (délai de 10 ans à compter de la réception)
- Légifrance : article L.241-1 du Code des assurances (obligation d’assurance décennale)
- Légifrance : article L.243-3 du Code des assurances (sanctions en cas de défaut d’assurance)
- Légifrance : loi n° 78-12 du 4 janvier 1978 relative à la responsabilité et à l’assurance dans le domaine de la construction (loi Spinetta)
- Service-public.fr : la garantie décennale (fiche professionnelle)
Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil juridique ou en assurance personnalisé. Pour votre situation, demandez un devis ou consultez un courtier. Données vérifiées au 11 juin 2026.
Questions fréquentes sur le prix de la décennale
Un auto-entrepreneur du BTP paie le plus souvent le bas de la fourchette de son métier : entre 850 et 1 050 € par an pour un peintre, entre 1 500 et 1 900 € pour un plombier ou un chauffagiste. Le repère global se situe entre 850 et 4 350 €/an selon le chiffre d'affaires. Le détail est sur notre page assurance décennale auto-entrepreneur.
Le statut juridique influence peu le tarif. Ce qui compte, c'est le chiffre d'affaires réel et le métier. Une SARL à 40 000 € de CA paie globalement la même chose qu'un auto-entrepreneur au même CA, pour le même métier.
Oui. En régime réel (BIC ou IS), la prime est une charge professionnelle déductible du résultat imposable. En micro-entreprise, elle est prise en compte dans l'abattement forfaitaire. Conservez votre avis d'échéance annuel comme justificatif comptable.
Chaque assureur applique ses propres grilles de risque : zone géographique, historique de sinistres, type d'ouvrage, part de sous-traitance, ancienneté de l'entreprise, matériaux utilisés. Deux artisans au même CA et au même métier peuvent recevoir des prix très différents. C'est pour cela que notre devis compare plus de 20 assureurs.
Les tarifs les plus accessibles concernent les métiers de finition à faible CA : un peintre, un poseur de parquet ou un plaquiste débutant se situe entre 900 et 1 250 € par an selon le métier. Comparer et déclarer un CA réaliste sont les deux leviers les plus efficaces. Voir notre page décennale pas chère et celle dédiée aux micro-entrepreneurs.
C'est le plus économique dans la plupart des cas : certains assureurs proposent une prime réduite pour les artisans sans activité, et vous évitez la surprime de reprise. Vos chantiers passés restent couverts par l'assureur de l'année où ils ont été ouverts.