L’artisanat du bâtiment en France : les chiffres clés 2026

L’artisanat du bâtiment en France : les chiffres clés 2026

Cette page rassemble une base de données chiffrée sur l’artisanat du bâtiment en France, à jour 2026. Chaque statistique est datée et reliée à sa source : INSEE pour les données officielles, CAPEB, baromètre ISM/MAAF, U2P et CMA France pour les données des organismes professionnels. Vous y trouverez le poids de l’artisanat dans l’économie, le tissu des entreprises artisanales du bâtiment, le flux record de créations en 2024, l’emploi et l’apprentissage, puis la pérennité et la transmission des entreprises. Trois périmètres sont distingués avec rigueur, car ils sont souvent confondus : l’artisanat tous secteurs, l’artisanat du bâtiment et le secteur du bâtiment entier. Journalistes, blogueurs et comparateurs sont invités à citer ces chiffres avec un lien vers cette page.

621 803entreprises artisanales du bâtiment (CAPEB)
89 700créations dans le bâtiment artisanal en 2024 (ISM/MAAF)
278 700immatriculations artisanales en 2024, un record (ISM/MAAF)

Méthodologie

Chaque chiffre publié ici provient d’une source officielle ou d’un organisme professionnel, identifié par son nom et son année de publication. Les liens externes pointent directement vers la donnée d’origine. La dernière mise à jour de cette page date de juin 2026. Point essentiel : nous distinguons trois périmètres qui ne se confondent jamais. L’artisanat tous secteurs (environ 1,8 million d’entreprises, périmètre CMA France) englobe l’alimentation, le bâtiment, la fabrication et les services. L’artisanat du bâtiment (621 803 entreprises, périmètre CAPEB) en est un sous-ensemble. Le secteur du bâtiment entier (environ 440 000 entreprises, périmètre FFB) ajoute les grandes entreprises non artisanales. Les données de l’INSEE sont présentées comme officielles ; celles de la CAPEB, du baromètre ISM/MAAF, de l’U2P et de CMA France sont attribuées à leur organisme.

Les 5 chiffres à retenir
  • 621 803 entreprises artisanales du bâtiment en France, soit 97 % de l’ensemble des entreprises du bâtiment (CAPEB).
  • 278 700 entreprises artisanales créées en 2024, un record historique en hausse de 11 % sur un an, selon le baromètre ISM/MAAF.
  • 89 700 créations d’entreprises artisanales dans le bâtiment en 2024, en hausse de 4 % (ISM/MAAF).
  • 57,6 % des créations d’entreprises dans la construction en 2024 sont le fait de micro-entrepreneurs, soit environ 51 300 (INSEE).
  • 36 % des micro-entrepreneurs de la construction sont encore actifs cinq ans après leur création, contre 28 % tous secteurs (INSEE).

T1 · Le poids de l’artisanat en France (tous secteurs)

L’artisanat est la première entreprise de France en nombre de structures. Avant de zoomer sur le bâtiment, il faut situer l’ensemble : combien d’entreprises artisanales, quel poids dans l’emploi, et quelle place pour la construction au sein de ce vaste ensemble. Les chiffres ci-dessous proviennent de CMA France et de l’U2P, deux organismes professionnels représentatifs de l’artisanat et des entreprises de proximité.

Environ 1,8 million d’entreprises artisanales en France

Selon CMA France (2024), l’artisanat français rassemble environ 1,8 million d’entreprises artisanales accompagnées par le réseau des Chambres de Métiers et de l’Artisanat. Ce chiffre couvre l’ensemble des quatre grands secteurs : alimentation, bâtiment, fabrication et services. C’est un stock, à ne pas confondre avec le flux annuel de créations. Le bâtiment n’en représente qu’une partie, que nous détaillons plus bas.

3,3 millions d’entreprises de proximité, pour 623 milliards d’euros de chiffre d’affaires

Selon l’U2P (chiffres clés 2024), les entreprises de proximité, qui regroupent les structures artisanales, commerciales et libérales, sont au nombre de 3,3 millions et réalisent 623 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Ce périmètre est plus large que l’artisanat seul. Il donne la mesure du tissu économique de proximité dans lequel s’inscrivent les artisans du bâtiment.

Plus de 4,2 millions de salariés dans les entreprises de proximité

Toujours selon l’U2P (chiffres clés 2024), les entreprises de proximité emploient plus de 4,2 millions de salariés, soit 21 % des salariés du secteur privé, et forment 35 % des apprentis de France. Ces structures sont donc un acteur majeur de l’emploi et de la formation. Le bâtiment artisanal en est une composante particulièrement formatrice, comme le montre la section T4.

Près de 4 entreprises artisanales sur 10 relèvent de la construction

D’après l’U2P (chiffres clés 2024), 39 % des entreprises artisanales, soit environ 478 000, relèvent du secteur de la construction. La construction est donc le premier débouché de l’artisanat. Ce chiffre, sur le périmètre U2P, se rapproche de celui de la CAPEB sans s’y superposer exactement, les deux organismes ne comptant pas tout à fait les mêmes activités. C’est précisément cette population qui est soumise à l’obligation d’assurance décennale.

T2 · L’artisanat du bâtiment, cœur du secteur

Resserrons la focale sur le cœur de cible : l’artisanat du bâtiment. C’est un tissu de très petites entreprises qui domine le secteur en nombre, mais pas en valeur. Cette nuance est capitale et trop souvent oubliée. Les chiffres ci-dessous sont attribués à la CAPEB et, pour le contexte du secteur entier, à la FFB.

621 803 entreprises artisanales du bâtiment, soit 97 % du secteur

Selon la CAPEB, la France compte 621 803 entreprises artisanales du bâtiment, ce qui représente 97 % de l’ensemble des entreprises du bâtiment. Autrement dit, sur cent entreprises du bâtiment, quatre-vingt-dix-sept sont des artisans. Cette structure très atomisée explique pourquoi le marché de l’assurance décennale est pensé pour des profils TPE plus que pour de grands groupes. Chacune de ces entreprises est en principe soumise à l’obligation d’assurance dès son premier chantier.

40 % du chiffre d’affaires du bâtiment, mais 97 % des entreprises

Selon la CAPEB, l’artisanat du bâtiment réalise 40 % du chiffre d’affaires du secteur du bâtiment, tout en représentant 97 % des entreprises en nombre. Le contraste est frappant : l’artisanat domine très largement en nombre, mais reste minoritaire en valeur, car les grands chantiers et la valeur ajoutée se concentrent dans les grandes entreprises. Il faut toujours préciser ce double chiffre pour éviter le contresens d’un artisanat qui pèserait 97 % de l’économie du bâtiment, ce qui est faux.

518 599 salariés dans l’artisanat du bâtiment, 45 % des actifs du secteur

D’après la CAPEB, l’artisanat du bâtiment emploie 518 599 salariés, soit 45 % des actifs du bâtiment. Près d’un actif du bâtiment sur deux travaille donc dans une entreprise artisanale. Ce poids social considérable place le sujet de la couverture des artisans, décennale comme responsabilité civile professionnelle, au centre des enjeux du secteur.

97 % des entreprises artisanales du bâtiment ont moins de 20 salariés

Selon la CAPEB, 97 % des entreprises artisanales du bâtiment emploient moins de 20 salariés, et les très petites structures génèrent 46 % du chiffre d’affaires de l’artisanat du bâtiment. La prédominance des TPE est écrasante. Pour ces entreprises, le coût et la lisibilité de la décennale pèsent directement sur la marge, d’où l’intérêt de comparer les offres.

523 498 établissements de 0 à 9 salariés en 2022, en hausse de 21,5 % sur cinq ans

Selon la CAPEB (données Réseau des CERC, 2022), le stock d’établissements de 0 à 9 salariés de l’artisanat du bâtiment atteint 523 498, en hausse de 21,5 % sur cinq ans, soit 94,8 % de l’ensemble des établissements du secteur. La très petite entreprise n’est donc pas un vestige : elle progresse fortement. Cette donnée porte sur l’année 2022 et confirme la vitalité du modèle artisanal de proximité.

Environ 440 000 entreprises pour le secteur du bâtiment entier

Pour situer l’artisanat dans son écosystème, le secteur du bâtiment tout entier, artisanat et grandes entreprises confondus, compte environ 440 000 entreprises à chiffre d’affaires positif, pour 208 milliards d’euros de CA hors taxes, dont 94 % de taille artisanale, selon la FFB (2024). Ce périmètre ne doit pas être présenté comme « l’artisanat » : il est plus large, puisqu’il intègre les majors du BTP. La différence entre les 621 803 de la CAPEB et les 440 000 de la FFB tient aux périmètres et aux méthodes de comptage retenus par chaque fédération.

T3 · Les créations d’entreprises artisanales en 2024

L’année 2024 a été exceptionnelle pour la création d’entreprises artisanales, avec un record absolu. Le bâtiment y a contribué solidement, même si les services tirent la croissance. Voici le détail du flux 2024, attribué au baromètre ISM/MAAF, complété par les données officielles de l’INSEE sur la part des micro-entrepreneurs dans la construction.

278 700 entreprises artisanales créées en 2024, un record historique

Selon le baromètre ISM/MAAF (2025), 278 700 entreprises artisanales ont été créées en 2024, un record historique, en hausse de 11 % sur un an, contre une progression de seulement 4 % dans les autres secteurs de l’économie. L’artisanat surperforme donc nettement le reste de l’économie en matière de création. Ce dynamisme alimente directement le marché de l’assurance, puisque chaque nouvelle entreprise du bâtiment doit s’assurer avant son premier chantier.

Deux tiers des créations concentrées sur une vingtaine d’activités

Toujours selon le baromètre ISM/MAAF (2025), deux tiers des créations d’entreprises artisanales se concentrent sur une vingtaine d’activités, principalement dans le bâtiment et les services. La création artisanale n’est donc pas dispersée : elle se polarise sur quelques métiers porteurs. Le bâtiment figure parmi les locomotives de cette dynamique.

Bâtiment : 89 700 créations d’entreprises artisanales en 2024

Selon le baromètre ISM/MAAF (2025), le bâtiment a enregistré 89 700 créations d’entreprises artisanales en 2024, en hausse de 4 %. Ce volume confirme que le bâtiment reste un secteur d’installation massif, même dans un contexte de ralentissement de l’activité. À noter : ce chiffre, issu du registre des métiers, ne coïncide pas exactement avec les 89 000 créations dans la construction comptées par l’INSEE, dont le périmètre couvre toutes les entreprises et pas seulement l’artisanat.

Services : 137 800 créations, le secteur le plus dynamique

D’après le baromètre ISM/MAAF (2025), les services artisanaux ont totalisé 137 800 créations en 2024, en hausse de 17 %, ce qui en fait le secteur le plus dynamique de l’artisanat. Le bâtiment progresse, mais moins vite que les services. Cette comparaison aide à relativiser la santé du bâtiment artisanal : sa croissance de 4 % est solide, sans être la plus forte de l’artisanat.

57,6 % des créations dans la construction sont des micro-entrepreneurs

Selon l’INSEE (créations d’entreprises en 2024), la construction a enregistré 89 000 créations d’entreprises en 2024, dont 57,6 % de micro-entrepreneurs, soit environ 51 300, c’est-à-dire près de trois créations sur cinq. Le statut micro est devenu la porte d’entrée privilégiée dans le secteur. Cette donnée officielle est la seule à utiliser pour la part des micro dans la construction, car l’ISM ne publie pas cette ventilation. Or c’est précisément cette population qui présente le plus fort risque de défaut d’assurance décennale auto-entrepreneur.

De 55 000 à 84 500 euros : la valeur moyenne d’une cession en hausse

Selon le baromètre ISM/MAAF (2025), 90 % des créations d’entreprises artisanales se font ex nihilo, et seulement 8 % par reprise ou rachat. Sur la même période, le montant moyen d’une cession est passé de 55 000 euros en 2016 à 84 500 euros en 2024. La transmission se valorise donc, mais reste un mode d’accès minoritaire. La très grande majorité des artisans créent leur structure de toutes pièces, sans antériorité d’assurance ni historique de sinistralité.

T4 · L’emploi et l’apprentissage

L’artisanat du bâtiment est l’un des premiers formateurs de France. Il accueille des dizaines de milliers d’apprentis chaque année et joue un rôle clé dans l’insertion des jeunes. Voici les repères sur l’emploi, la formation et les profils des créateurs, attribués à la CAPEB, à CMA France et au baromètre ISM/MAAF.

60 000 apprentis formés par l’artisanat du bâtiment

Selon la CAPEB, l’artisanat du bâtiment forme 60 000 apprentis, et les entreprises artisanales assurent 80 % de l’apprentissage du secteur du bâtiment. L’apprentissage est donc le mode de formation dominant du métier, et il est porté à quatre cinquièmes par les artisans. Ce chiffre concerne le seul bâtiment et ne doit pas être confondu avec le total de l’artisanat, abordé juste après.

Plus de 112 000 apprentis par an dans l’ensemble de l’artisanat

Selon CMA France, le réseau des Chambres de Métiers et de l’Artisanat forme plus de 112 000 apprentis par an, tous secteurs de l’artisanat confondus, et plus de 203 000 jeunes ont été formés à l’artisanat en entreprise sur l’année 2022-2023. Ce périmètre couvre l’alimentation, la fabrication et les services en plus du bâtiment. Les 60 000 apprentis du bâtiment cités par la CAPEB en sont un sous-ensemble : les deux chiffres ne s’additionnent pas.

35 % des créateurs d’entreprise artisanale étaient salariés auparavant

Selon le baromètre ISM/MAAF (2025), parmi les créateurs d’entreprise artisanale en 2024, 35 % étaient salariés auparavant et 20 % déjà indépendants. Côté diplômes, 31 % sont titulaires d’un CAP et 30 % diplômés du supérieur. Le profil type du créateur reste donc qualifié et expérimenté, souvent issu du salariat. Cette expérience préalable ne supprime pas la fragilité des premières années, comme le montre la section sur la pérennité.

Un recul de l’activité du bâtiment artisanal de 2,4 % à mi-2024

D’après l’U2P (chiffres clés 2024), l’activité de l’artisanat du bâtiment recule de 2,4 % en tendance annuelle à mi-2024, la construction figurant parmi les secteurs de proximité les plus touchés, avec un repli de l’ordre de 3 %. Ce ralentissement coexiste avec un record de créations : on crée beaucoup d’entreprises dans un marché qui se contracte. Cette tension explique en partie la fragilité économique des nouvelles structures.

T5 · La pérennité, la transmission et les sous-secteurs

Créer une entreprise est une chose, la faire durer en est une autre. Les données de pérennité de l’INSEE, parmi les plus fiables sur le sujet, montrent un secteur de la construction plus solide que la moyenne en micro, mais où la forme juridique change tout. Les chiffres ci-dessous sont officiels, à l’exception des données de transmission attribuées au baromètre ISM/MAAF.

36 % de pérennité à cinq ans pour les micro-entrepreneurs de la construction

Selon l’INSEE (Première n° 2069, cohorte 2018), 36 % des micro-entrepreneurs de la construction immatriculés en 2018 sont encore actifs cinq ans après leur création, contre 28 % tous secteurs confondus. Le bâtiment est donc plus pérenne que la moyenne des micro-entreprises. Reste qu’avec un peu plus d’un tiers de survivants à cinq ans, la mortalité demeure élevée, ce qui éclaire le défaut d’assurance fréquent chez les jeunes structures.

55,2 % pour les entreprises individuelles, 70,3 % pour les sociétés de la construction

D’après l’INSEE (Première n° 2070, cohorte 2018), les entreprises individuelles classiques de la construction, hors micro, affichent une pérennité à cinq ans de 55,2 %, et les sociétés de la construction de 70,3 %. La forme sociétale survit donc nettement mieux que le régime micro, à 36 %. Le choix du statut juridique est ainsi un déterminant majeur de la longévité d’une entreprise du bâtiment, bien au-delà de la seule conjoncture.

85 600 créations dans la construction en 2025, en repli de 3,8 %

Selon l’INSEE (Première n° 2092, 2025), la construction a comptabilisé 85 600 créations d’entreprises en 2025, en baisse de 3,8 % sur un an, dont 50 100 micro-entrepreneurs, alors même que l’ensemble des créations tous secteurs battait un record à 1 165 800. Le bâtiment se distingue donc par un repli, à contre-courant de l’économie. Ce retournement s’inscrit dans le ralentissement de l’activité observé dès 2024.

Seulement 6 % des dirigeants de sociétés artisanales ont plus de 60 ans

Selon le baromètre ISM/MAAF (2025), seulement 6 % environ des dirigeants de sociétés artisanales ont plus de 60 ans, et les reprises ne représentent que 8 % des créations. La dynamique de transmission reste donc faible, malgré l’enjeu de renouvellement. La majorité des entreprises se créent et disparaissent sans changer de mains, ce qui limite la transmission d’un savoir-faire et d’un historique d’assurance entre générations.

Installation électrique et maçonnerie, les sous-secteurs les plus créateurs

D’après le baromètre ISM/MAAF (2025), au sein du bâtiment, l’installation électrique et la maçonnerie générale sont les deux activités les plus dynamiques en matière de création en 2024. Ces métiers concentrent une part notable des nouvelles installations. Ils figurent aussi parmi les profils les plus suivis sur notre observatoire des auto-entrepreneurs du BTP, car ils combinent fort volume de création et obligation d’assurance dès le premier chantier.

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Les grandes tendances 2026

Mis bout à bout, ces chiffres dessinent quatre dynamiques majeures pour l’artisanat du bâtiment en 2026.

Un secteur dominant en nombre, mais minoritaire en valeur. L’artisanat du bâtiment, avec ses 621 803 entreprises, représente 97 % des structures du bâtiment, mais seulement 40 % du chiffre d’affaires. Ce grand écart est la clé de lecture du secteur. La valeur ajoutée et les grands chantiers se concentrent dans une poignée de grandes entreprises, tandis que l’immense majorité des artisans opèrent sur des chantiers de proximité, en TPE de moins de vingt salariés. Pour l’assurance, cela signifie un marché taillé pour des très petites entreprises, où le coût de la décennale pèse directement sur des marges étroites.

Une création record, portée par le régime micro et tirée par les services. Avec 278 700 immatriculations artisanales en 2024, un record historique en hausse de 11 %, l’artisanat n’a jamais autant attiré. Le bâtiment y contribue à hauteur de 89 700 créations, mais ce sont les services, à 137 800, qui tirent la croissance. Dans la construction, près de trois créations sur cinq se font sous le régime micro, selon l’INSEE. Cette porte d’entrée facilite l’installation, mais concerne une population fragile, qui doit pourtant s’assurer dès le premier chantier.

Une base entrepreneuriale fragile, où le statut juridique fait la différence. La pérennité raconte une histoire claire : 36 % seulement des micro-entrepreneurs de la construction survivent cinq ans, contre 55,2 % pour les entreprises individuelles classiques et 70,3 % pour les sociétés. Le bâtiment fait certes mieux que la moyenne en micro, mais la forme sociétale survit deux fois mieux que le régime micro. Le repli des créations à 85 600 en 2025, à contre-courant de l’économie, et le recul de l’activité de 2,4 % à mi-2024 confirment la tension qui pèse sur ces jeunes structures.

Un formateur de premier plan, mais une transmission en panne. Avec 60 000 apprentis dans le bâtiment et plus de 112 000 dans l’ensemble de l’artisanat, le secteur reste un pilier de l’insertion des jeunes. À l’autre bout du cycle de vie de l’entreprise, en revanche, la transmission peine : 8 % seulement des créations sont des reprises, et la valeur moyenne d’une cession, passée de 55 000 à 84 500 euros, ne suffit pas à enclencher une vraie dynamique. Le savoir-faire se transmet mieux par l’apprentissage que par la reprise d’entreprise, ce qui prive le secteur de la continuité d’un historique d’assurance et de sinistralité d’une génération à l’autre.

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FAQ : chiffres de l’artisanat du bâtiment

Combien d’entreprises artisanales du bâtiment compte-t-on en France ?

Selon la CAPEB, la France compte 621 803 entreprises artisanales du bâtiment, soit 97 % de l’ensemble des entreprises du bâtiment. Ce périmètre, l’artisanat du bâtiment, est distinct du secteur du bâtiment entier estimé à 440 000 entreprises par la FFB, et de l’artisanat tous secteurs confondus, estimé à 1,8 million d’entreprises par CMA France.

Combien de créations d’entreprises artisanales y a-t-il eu en 2024 ?

Selon le baromètre ISM/MAAF, 278 700 entreprises artisanales ont été créées en 2024, un record historique, en hausse de 11 % sur un an. Le bâtiment représente 89 700 de ces créations (+4 %) et les services 137 800 (+17 %). Côté INSEE, la construction enregistre 89 000 créations d’entreprises en 2024 sur un périmètre tous statuts.

Quelle part des créations dans la construction sont des micro-entrepreneurs ?

Selon l’INSEE, 57,6 % des créations d’entreprises dans la construction en 2024 sont le fait de micro-entrepreneurs, soit environ 51 300 sur 89 000 créations, près de trois créations sur cinq. En 2025, la construction recule à 85 600 créations, dont 50 100 micro-entrepreneurs.

Combien d’apprentis l’artisanat du bâtiment forme-t-il ?

Selon la CAPEB, l’artisanat du bâtiment forme 60 000 apprentis, et les entreprises artisanales assurent 80 % de l’apprentissage du secteur du bâtiment. Ce chiffre est distinct des 112 000 apprentis par an formés par le réseau des CMA dans l’ensemble de l’artisanat, tous secteurs confondus.

Quel est le taux de pérennité des entreprises de la construction ?

Selon l’INSEE (cohorte 2018), 36 % des micro-entrepreneurs de la construction sont encore actifs cinq ans après leur création, contre 28 % tous secteurs. Les entreprises individuelles classiques de la construction atteignent 55,2 % de pérennité à cinq ans, et les sociétés 70,3 %. La forme sociétale survit donc nettement mieux que le régime micro.

Sources

Toutes les données de cette page proviennent des institutions et organismes suivants :

  • INSEE : créations d’entreprises 2024 et 2025, part des micro-entrepreneurs, pérennité à cinq ans des entreprises de la construction (source officielle)
  • CAPEB : Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (entreprises artisanales du bâtiment, salariés, chiffre d’affaires, apprentis, stock CERC)
  • Baromètre ISM/MAAF : Institut Supérieur des Métiers et MAAF (créations d’entreprises artisanales 2024, profils des créateurs, transmission, cessions)
  • U2P : Union des entreprises de proximité (entreprises de proximité, salariés, part de la construction, activité)
  • CMA France : réseau des Chambres de Métiers et de l’Artisanat (artisanat tous secteurs, apprentissage)
  • FFB : Fédération Française du Bâtiment (secteur du bâtiment entier, pour le contexte)

Données publiques, à jour de juin 2026. Les chiffres de l’INSEE sont des données officielles ; ceux de la CAPEB, du baromètre ISM/MAAF, de l’U2P et de CMA France sont attribués à ces organismes professionnels. Vous pouvez réutiliser ces chiffres en citant ArtisanAssuré.fr avec un lien vers cette page. Ce document est informatif et ne constitue pas un conseil juridique ou en assurance personnalisé.