Assurance décennale
Les dommages qui touchent la solidité de l’ouvrage ou le rendent inutilisable, pendant 10 ans après la réception.
Vous concevez des aménagements et suivez vos chantiers ? Nous comparons plus de 20 assureurs pour couvrir vos missions de conception et de suivi, et notre réseau vous obtient le meilleur prix. Tout se fait en ligne.
Prix 2026 : entre 2 000 € et 6 000 € par an.
La loi Spinetta du 4 janvier 1978 oblige tout constructeur à s'assurer en décennale. L'article 1792-1 du Code civil range parmi les constructeurs l'architecte, le technicien et toute personne liée au maître d'ouvrage par un contrat de louage d'ouvrage. Un architecte d'intérieur qui dessine une redistribution de cloisons, une mezzanine ou une salle d'eau, puis suit le chantier, entre dans cette définition. La décennale couvre alors vos projets et rassure vos clients dès la signature.
Avec une décennale, la reprise d'une mezzanine, d'une trémie ou d'une salle d'eau est payée par votre assureur pendant 10 ans après la réception. Vos clients vous confient leurs travaux plus facilement quand l'attestation accompagne le devis. Elle vous met aussi en règle avec l'article L243-3 du Code des assurances, qui prévoit 75 000 € d'amende et 6 mois d'emprisonnement en cas de défaut d'assurance. La RC Pro complète cette garantie pour vos missions de conseil.
Vous déclarez vos activités dans le devis : nous ne retenons que les assureurs qui les acceptent toutes.
Quelques questions sur votre entreprise, et votre pré-estimation s’affiche. Votre prix exact suit, au rappel de notre réseau. Gratuit et sans engagement.
Votre dossier est comparé chez les assureurs qui couvrent votre métier. Notre réseau vous obtient le meilleur prix.
Le document que vos clients et les maîtres d’ouvrage demandent : vous le joignez à vos devis et vous ouvrez vos chantiers.
Comptez de 2 000 à 6 000 €/an en 2026 selon vos honoraires, vos missions et l'assureur.
| Profil d'activité (honoraires / CA annuel) | Prix 2026 / an |
|---|---|
| Démarrage, premières missions de conception | 2 200 à 2 750 € |
| Conception + suivi ponctuel (honoraires < 50 000 €) | 2 000 à 2 500 € |
| Conception + suivi réguliers (50 000 à 150 000 €) | 2 000 à 6 000 € |
| Maîtrise d'œuvre complète (> 150 000 €) | 2 250 à 6 000 €Et plus, sur devis |
C'est la base du calcul : la prime suit le volume de chantiers que vous réalisez dans l'année.
Pour un architecte d'intérieur, le prix dépend surtout de la part de missions avec suivi de chantier et de la nature des travaux conçus, du réaménagement léger à la rénovation avec reprise de structure.
Les années d'activité et les diplômes facilitent l'acceptation du dossier, y compris pour une entreprise qui démarre.
Un historique sans sinistre sur les cinq dernières années tire le prix vers le bas de la fourchette.
Tarifs Artisan Assuré 2026 pour un architecte d'intérieur sans sinistre déclaré, établis à partir des contrats de plus de 20 assureurs que nous comparons. Votre prix exact en 2 minutes. Mis à jour en novembre 2026.
Déclarez-les dans le devis, nous trouvons les assureurs qui les couvrent toutes. Les plus courantes chez les architectes d'intérieur :
Architecture intérieure et conception d'aménagements
Plans d'exécution et descriptifs de travaux
Maîtrise d'œuvre et suivi de chantier
Ordonnancement, pilotage et coordination (OPC)
Décoration et conseil en aménagement
Conception de cuisines et de salles de bains
Les dommages qui touchent la solidité de l’ouvrage ou le rendent inutilisable, pendant 10 ans après la réception.
Les dommages causés à un client ou à un tiers pendant le chantier (un dégât des eaux, une vitre cassée, une chute) et, avec la garantie après travaux, après la livraison.
Déclarez toutes vos activités dans le devis : nous ne comparons que les assureurs qui les couvrent.
Plancher de mezzanine qui fléchit après un défaut de conception
Fissures après une ouverture de mur porteur mal étudiée
Infiltrations d'une salle d'eau conçue sans pente suffisante
Faux plafond qui se décroche faute de support prévu
Condensation dans les parois après une isolation intérieure mal conçue
Escalier sur mesure dont la structure devient instable
Choix de couleurs, de matières ou d'ambiance : affaire de goût, pas de solidité
Mobilier libre, luminaires posés et objets de décoration
Retards de chantier et dépassements de budget : c'est le rôle de la RC Pro
Dès le premier chantier réceptionné, vous êtes responsable pendant 10 ans. Un contrat souscrit plus tard ne couvre pas les chantiers ouverts avant. Souscrivez en ligne avant d'ouvrir votre premier chantier, et gardez l'attestation de chaque période d'assurance.
L'assureur couvre les activités déclarées. Un plan de redistribution oublié au contrat reste sans garantie. Listez toutes vos missions dans le devis : conception, plans d'exécution, suivi de chantier, OPC. Nous ne retenons que les assureurs qui les acceptent toutes.
La RC Pro couvre vos erreurs pendant la mission et les dommages aux tiers. La reprise d'un ouvrage après la réception relève de la décennale. Prenez les deux. La comparaison vous présente des contrats groupés qui couvrent vos missions de conception.
Métier, chiffre d'affaires, ancienneté, sinistres passés : les critères que l'assureur regarde pour fixer votre cotisation.
Qui est concerné par l'obligation, pour quels travaux, et pourquoi le contrat doit exister avant l'ouverture du chantier.
Les mentions à vérifier sur votre attestation et ce que vos clients ont le droit de vous demander.
Activités couvertes, franchises, plafonds, exclusions : les lignes qui font la différence entre deux contrats.
Les trois garanties de l'après-chantier, leur durée et les dommages que chacune prend en charge.
En tant qu’architecte d’intérieur, votre obligation de décennale tient à une seule question : exercez-vous une mission de conception ou de suivi de travaux ? Si oui, vous êtes réputé constructeur (article 1792-1 du Code civil) et la garantie décennale devient obligatoire avant le chantier. Pour de la décoration pure, elle ne s’impose pas. Comptez une fourchette indicative de 2 000 à 6 000 €/an en 2026 selon vos honoraires, vos missions et l’assureur.
La loi Spinetta du 4 janvier 1978 a posé un principe simple : toute personne qui participe à la construction est responsable, pendant 10 ans, des désordres qui touchent l’ouvrage. L’article 1792-1 du Code civil élargit cette responsabilité à toute personne qui agit comme constructeur par sa mission, ce que confirme la fiche service-public.fr sur les garanties de construction.
Concrètement, vous basculez dans le régime du constructeur dès que votre mission dépasse le conseil esthétique. Dessiner une nouvelle distribution, modifier une cloison, rédiger des plans d’exécution, choisir des techniques, ou piloter et coordonner les artisans : ces actes relèvent de la conception et de la maîtrise d’œuvre. Dans ce cadre, votre assurance décennale n’est plus une option, elle conditionne l’ouverture légale du chantier.
Un exemple courant : un architecte d’intérieur qui repense la distribution d’un appartement, fait abattre une cloison, dessine un plan d’agencement et coordonne le plombier et l’électricien agit en maître d’œuvre. Il est réputé constructeur, au même titre qu’un bureau d’études. À l’inverse, choisir une teinte, une moquette et du mobilier ne vous rend pas constructeur.
Une confusion revient sans cesse, et elle a des conséquences directes sur votre assurance. L’architecte d’intérieur n’est pas inscrit à l’Ordre des architectes et ne porte pas le titre protégé d’« architecte ». Il s’agit de deux métiers différents, avec des formations et des cadres distincts.
Cette différence ne vous exonère de rien. La responsabilité décennale ne dépend pas d’un titre ou d’une inscription, mais de la nature réelle de votre mission. Si vous concevez ou suivez des travaux, vous êtes réputé constructeur, exactement comme un architecte de l’Ordre le serait. Inutile, donc, de penser que l’absence d’inscription vous met à l’abri de la décennale.
À notre avis, c’est le point le plus mal compris du métier : beaucoup d’architectes d’intérieur pensent relever du seul régime de la décoration, alors que leurs contrats mentionnent plans, métrés et coordination de chantier. Le jour d’un sinistre, c’est la mission décrite au contrat qui parlera, pas l’intitulé sur la carte de visite.
La décennale couvre les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination (article 1792 du Code civil), lorsqu’ils résultent de votre conception ou de votre suivi de travaux. Le point de départ des 10 ans est la réception des travaux (article 1792-4-1 du Code civil).
En 2026, la décennale d’un architecte d’intérieur réputé constructeur se situe dans une fourchette indicative de 2 000 à 6 000 €/an, selon vos honoraires, le volume de missions de maîtrise d’œuvre, votre expérience, votre sinistralité et l’assureur. La prime d’un métier de conception se calcule souvent sur les honoraires ou le montant des travaux suivis, et non sur un simple chiffre d’affaires de vente.
| Profil d’activité (honoraires / CA annuel) | Fourchette indicative 2026 / an |
|---|---|
| Démarrage, premières missions de conception | 2 200 à 2 750 € |
| Conception + suivi ponctuel (honoraires < 50 000 €) | 2 000 à 2 500 € |
| Conception + suivi réguliers (50 000 à 150 000 €) | 2 000 à 6 000 € |
| Maîtrise d’œuvre complète (> 150 000 €) | 2 250 à 6 000 € et plus (sur devis) |
* Fourchettes indicatives 2026, dérivées du repère marché 2 000 à 6 000 €/an : la prime finale dépend des honoraires, du montant des travaux suivis, de l’expérience, de la zone, de la sinistralité et de l’assureur.
Pour situer votre cas en une minute, sans laisser vos coordonnées, vous pouvez passer par notre simulateur de prix assurance décennale avant de demander un devis.
Voici les 4 points à vérifier avant de signer, dans un métier où le périmètre de mission est tout sauf accessoire :
Un cas concret : un architecte d’intérieur qui ne facture que des honoraires de conseil un trimestre, puis pilote un chantier complet le suivant, change de profil de risque en cours d’année. Mieux vaut le signaler que de le découvrir au moment du sinistre.
Trois erreurs reviennent régulièrement chez les architectes d’intérieur. Chacune peut faire tomber la garantie le jour du sinistre.
L’erreur : démarrer une première mission de maîtrise d’œuvre en se disant que l’assurance attendra le deuxième contrat. Pourquoi c’est risqué : l’obligation s’applique dès le premier chantier conçu ou piloté, et un défaut d’assurance expose à 6 mois d’emprisonnement et 75 000 € d’amende. Un sinistre non couvert engage votre patrimoine personnel. Quoi faire à la place : souscrire avant l’ouverture du premier chantier et remettre l’attestation au maître d’ouvrage.
L’erreur : déclarer une activité de « décoration et conseil » alors que vous dessinez des plans et coordonnez des artisans. Pourquoi c’est risqué : une activité de conception non déclarée n’est pas couverte, même minoritaire dans votre chiffre d’affaires. Un désordre structurel issu de votre plan resterait à votre charge. Quoi faire à la place : déclarer chaque facette réellement exercée, conception, maîtrise d’œuvre et suivi de travaux comprises, et relire les libellés à chaque renouvellement.
L’erreur : penser que la décennale couvre tout, y compris un dégât causé au client pendant la mission. Pourquoi c’est risqué : la décennale couvre l’ouvrage 10 ans après réception, pas les dommages aux tiers en cours de mission. Sans RC Pro, ce dégât reste à votre charge. Quoi faire à la place : vérifier que les deux garanties figurent au contrat, idéalement dans un pack RC Pro + décennale.
Oui dès qu’il exerce une mission de conception ou de suivi de travaux. Dans ce cas il est réputé constructeur (article 1792-1 du Code civil) et la décennale est obligatoire avant le chantier. Pour une activité de décoration pure, sans conception d’ouvrage ni maîtrise d’œuvre, elle ne s’impose pas.
Non. L’architecte d’intérieur n’est pas inscrit à l’Ordre des architectes et ne porte pas le titre protégé d’architecte. Cela ne change rien à la décennale : s’il conçoit ou suit des travaux, il est réputé constructeur et doit s’assurer comme tel.
Non. Le conseil en décoration, le choix de couleurs, de matériaux ou de mobilier, sans conception d’ouvrage ni pilotage de chantier, n’engage pas la responsabilité décennale. Une RC Pro reste vivement recommandée pour les dommages causés au client.
En 2026, comptez une fourchette indicative de 2 000 à 6 000 €/an selon vos honoraires, le volume de missions de maîtrise d’œuvre, votre expérience, votre sinistralité et l’assureur. La prime d’un maître d’œuvre est souvent calculée sur les honoraires ou le montant des travaux suivis.
Les deux sont distinctes et complémentaires. La décennale couvre les désordres de l’ouvrage pendant 10 ans après réception. La RC Pro couvre les dommages causés aux tiers pendant la mission, par exemple un dégât chez le client. Elles se cumulent souvent dans un même contrat.
Missions, statut, honoraires : notre simulateur de prix assurance décennale vous donne une fourchette fiable en une minute, sans laisser vos coordonnées. Pour les dommages causés pendant vos missions, voyez aussi la RC Pro.
Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil juridique ou en assurance personnalisé. Pour votre situation, demandez un devis ou consultez un courtier. Données vérifiées au 19 juin 2026.
Oui, dès qu'il conçoit des travaux de construction ou de rénovation, ou qu'il suit leur exécution. L'architecte d'intérieur est alors un constructeur au sens de l'article 1792-1 du Code civil. Un architecte d'intérieur qui se limite au conseil en décoration, sans plans de travaux, se couvre avec une RC Pro. La frontière passe par les missions réellement exercées.
Le titre d'architecte est protégé et suppose l'inscription à l'Ordre, qui impose déjà de justifier d'une assurance. Le titre d'architecte d'intérieur est libre. Pour l'assureur, l'essentiel est le même : dès que vous concevez des travaux sur le bâti, la décennale vous couvre comme tout constructeur.
Le choix des couleurs, des tissus, du mobilier libre ou des luminaires posés relève de la RC Pro. La décennale prend le relais dès que le projet modifie le bâti : cloisons, plomberie, électricité, revêtements scellés ou structure. Un contrat groupé couvre l'ensemble de votre activité.
En 2026, comptez de 2 000 à 6 000 €/an selon vos honoraires, le volume de missions de maîtrise d'œuvre, votre expérience, votre sinistralité et l'assureur. La prime d'un maître d'œuvre est souvent calculée sur les honoraires ou le montant des travaux suivis.
Les deux, dès que l'architecte d'intérieur conçoit des travaux. La RC Pro couvre les dommages causés pendant la mission, les erreurs de conseil et les préjudices financiers. La décennale couvre, pendant 10 ans après la réception, les désordres qui touchent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à son usage. Un contrat groupé est courant.
Faites dimensionner la poutre ou le linteau par un bureau d'études et gardez sa note de calcul au dossier. Votre projet repose alors sur une étude solide, et votre décennale couvre votre mission de conception si un désordre apparaît après la réception.
Oui, en partie, s'il a suivi le chantier. Un architecte d'intérieur chargé du suivi repère les défauts visibles et les signale. En cas de sinistre, l'expert répartit les responsabilités entre la conception, le suivi et l'exécution, et chaque décennale paie sa part. Demandez aux entreprises leur attestation valide à l'ouverture du chantier.
La RC Pro, quand le contrat inclut les préjudices financiers. Une erreur de métrage ou un dépassement de budget ne touche pas l'ouvrage, la décennale n'est donc pas concernée. Signalez ce besoin dans votre devis pour comparer les contrats qui intègrent cette garantie.
Prix Ce qui fait varier le prix d'une décennale
Obligation Qui doit souscrire une décennale, et à quel moment
Attestation Lire et fournir son attestation décennale
Contrat Comparer deux contrats décennale ligne par ligne
Garanties Décennale, biennale, parfait achèvement : qui couvre quoi