Assurance multirisque professionnelle : prix 2026 par métier

Voiture qui recule dans la vitrine d'un salon de coiffure, verrière d'hôtel brisée par la grêle, manteaux de clients emportés dans un pressing cambriolé, chambre froide d'un fleuriste en panne la veille de la Saint-Valentin : un seul contrat répare le local, rachète le matériel et le stock et indemnise les clients blessés, et votre devis met plus de 20 assureurs en concurrence.

Boulanger en tablier fariné qui enfourne des baguettes à la pelle dans un four à sole, fournil à l'aube

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Qu'est-ce que la multirisque professionnelle ?

La multirisque professionnelle réunit en un seul contrat l'assurance de votre local, de votre matériel et de votre stock, et la responsabilité civile de votre établissement. En 2026, elle coûte de 260 € par an pour le local d'un cabinet infirmier à 8 760 € pour une bijouterie de luxe. La loi ne l'impose pas au locataire : le bail commercial l'exige, attestation à l'appui. Nous comparons plus de 20 assureurs.

Commerçante qui lève le rideau métallique de sa boutique le matin, vitrine et enseigne, rue commerçante

Ce que couvre la multirisque professionnelle

Inclus
  • Le local et ses aménagements : incendie, explosion, dégât des eaux, tempête et grêle

  • Le mobilier, le matériel et les machines installés dans le local

  • Le stock de marchandises et de matières premières

  • Le vol commis avec effraction

  • La responsabilité civile de l'établissement envers vos clients, les passants et les voisins

  • Les dommages au local loué dont vous répondez envers son propriétaire

  • Les catastrophes naturelles reconnues par arrêté

En option
  • La perte d'exploitation : votre marge, le loyer et les salaires pendant la fermeture

  • Le bris de machine : four, compresseur, presse ou chambre froide à réparer

  • Les marchandises sous température dirigée, perdues après une panne de froid

  • Les biens que vos clients vous confient

  • Le matériel emporté hors du local, en tournée ou sur un salon

  • Le bris de glace de la vitrine et le vol pendant les heures d'ouverture

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Ce que la multirisque professionnelle prend en charge

Boulangerie : feu et voisin
Un court-circuit embrase l'arrière-boutique d'une boulangerie, et la fumée envahit le salon de coiffure d'à côté. La multirisque rachète le matériel détruit, finance la remise en état que réclame le propriétaire des murs et règle les dégâts du voisin.
Bijouterie : mur percé
Des cambrioleurs traversent le mur d'une bijouterie depuis le local vide d'à côté et ouvrent le coffre. Le contrat rembourse les bijoux volés dans la limite fixée pour la classe du coffre, et paie la reconstruction du mur.
Salle de sport : crue
Une rivière en crue envahit une salle de sport en zone d'activités : machines et sols amortissants du rez-de-chaussée sont bons à remplacer. Une fois l'arrêté de catastrophe naturelle publié au Journal officiel, le contrat indemnise ces pertes.
Cabinet dentaire : compresseur
Le compresseur d'un cabinet dentaire lâche un mardi matin, et plus aucun soin n'est possible. Le bris de machine, pris en option, finance le dépannage ; étendu à la perte d'exploitation, il compense aussi les consultations annulées.

Prix multirisque pro par métier en 2026

Le prix d'une multirisque suit la valeur de ce qu'elle protège : un cabinet de soins sans stock, un salon équipé de bacs et de fauteuils et une bijouterie au coffre plein ne paient pas la même cotisation. Voici, métier par métier, ce que le bail ou la loi demande et ce que vous payez en 2026.

MétierObligationPrix par an
Administrateur de biensExigée en pratique360 à 830 €
Agence de communicationExigée en pratique260 à 830 €
Agence de voyageConseillée250 à 830 €
Agence webExigée en pratique260 à 830 €
Agent immobilierExigée en pratique360 à 830 €
AnimalerieExigée en pratique450 à 1 200 €
Artiste plasticienConseillée250 à 830 €
AudioprothésisteExigée en pratique299 à 830 €
Auto-écoleExigée en pratique300 à 830 €
AvocatConseillée260 à 1 600 €
BarExigée en pratique790 à 2 100 €
BarbierExigée en pratique400 à 2 000 €
BijoutierExigée en pratique450 à 1 200 €
BoucherExigée en pratique790 à 2 100 €
BoulangerExigée en pratique790 à 2 100 €
BrasseurExigée en pratique790 à 2 100 €
Bureau de tabacExigée en pratique660 à 1 320 €
CampingExigée en pratique750 à 2 000 €
Centre équestreExigée en pratique1 080 à 2 160 €
CéramisteConseillée450 à 1 200 €
Chambres d'hôtesExigée en pratique750 à 2 000 €
Charcutier-traiteurExigée en pratique790 à 2 100 €
ChiropracteurExigée en pratique360 à 830 €
Chirurgien-dentisteExigée en pratique260 à 830 €
ChocolatierExigée en pratique790 à 2 100 €
CoiffeurExigée en pratique400 à 2 000 €
Commerçant ambulantConseillée450 à 1 200 €
ConciergerieConseillée260 à 830 €
CordonnierConseillée450 à 1 200 €
Créateur de bijouxConseillée450 à 1 440 €
Dépanneur-remorqueurConseillée450 à 1 200 €
DiététicienExigée en pratique260 à 830 €
E-commerçantConseillée450 à 1 200 €
Éditeur de logicielConseillée350 à 830 €
Entreprise de nettoyageExigée en pratique260 à 830 €
ÉpicerieExigée en pratique450 à 1 200 €
Escape gameExigée en pratique720 à 3 600 €
ESNConseillée300 à 830 €
EsthéticienneExigée en pratique400 à 1 250 €
Expert-comptableConseillée300 à 830 €
Extension de cilsExigée en pratique400 à 1 250 €
FleuristeExigée en pratique450 à 1 740 €
Food truckConseillée1 800 à 5 000 €
FormateurExigée en pratique280 à 830 €
FromagerExigée en pratique790 à 2 100 €
GîteExigée en pratique750 à 2 000 €
GlacierExigée en pratique790 à 2 100 €
HôtelExigée en pratique1 000 à 5 000 €
HypnothérapeuteExigée en pratique400 à 1 250 €
Infirmier libéralExigée en pratique260 à 830 €
KinésithérapeuteExigée en pratique350 à 830 €
LibrairieExigée en pratique450 à 1 200 €
Magasin de vêtementsExigée en pratique450 à 1 200 €
Marchand de biensRC obligatoire en copropriété270 à 830 €
MédecinExigée en pratique720 à 1 800 €
Micro-crècheExigée en pratique300 à 830 €
Moniteur de plongéeExigée en pratique400 à 1 250 €
NaturopatheExigée en pratique400 à 1 250 €
Organisateur d'événementsConseillée270 à 830 €
OrthophonisteExigée en pratique260 à 830 €
OstéopatheExigée en pratique350 à 830 €
PâtissierExigée en pratique790 à 2 100 €
Pédicure-podologueExigée en pratique360 à 830 €
PhotographeConseillée260 à 830 €
PizzeriaExigée en pratique790 à 2 100 €
PoissonnierExigée en pratique790 à 2 100 €
Praticien en massage bien-êtreConseillée400 à 1 250 €
PressingConseillée450 à 1 200 €
Prestataire son et lumièreConseillée250 à 830 €
PrimeurExigée en pratique450 à 2 000 €
Professeur d'arts martiauxConseillée400 à 1 250 €
Professeur de danseExigée en pratique400 à 1 250 €
Professeur de PilatesExigée en pratique400 à 1 250 €
Professeur de yogaExigée en pratique400 à 1 250 €
Prothésiste ongulaireExigée en pratique400 à 1 500 €
PsychologueExigée en pratique260 à 830 €
PsychomotricienExigée en pratique260 à 830 €
RéflexologueExigée en pratique400 à 1 250 €
Réparateur de téléphonesExigée en pratique450 à 1 200 €
Réparateur électroménagerExigée en pratique450 à 1 200 €
RestaurantExigée en pratique790 à 2 520 €
Restauration rapideExigée en pratique790 à 2 100 €
RetoucherieExigée en pratique450 à 1 200 €
Salle de sportExigée en pratique600 à 4 200 €
Société de sécurité privéeExigée en pratique260 à 830 €
SophrologueExigée en pratique400 à 1 250 €
SpaExigée en pratique400 à 3 720 €
StylisteConseillée260 à 840 €
Syndic de copropriétéExigée en pratique360 à 830 €
TatoueurExigée en pratique400 à 1 500 €
ToiletteurExigée en pratique320 à 830 €
TraiteurExigée en pratique790 à 2 100 €
VélocisteExigée en pratique450 à 1 200 €
VétérinaireExigée en pratique260 à 830 €
VidéasteConseillée260 à 830 €

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Ce que le bail et la loi exigent pour votre local

Aucun texte n'oblige un commerçant, un artisan ou une profession libérale à souscrire une multirisque. L'exigence vient du bail commercial : sa clause d'assurance vous fait couvrir les lieux loués, au minimum pour le feu et l'eau, et remettre chaque année au propriétaire la preuve que le contrat court. Le bail d'un cabinet d'infirmier ou de kinésithérapeute prévoit en général la même clause que celui d'une boutique ; chez le kiné, l'appareil en crédit-bail s'y ajoute, à assurer pendant tout le financement. Trois textes expliquent ce que le contrat doit prévoir :

  • L'incendie du local loué : l'article 1733 du Code civil met l'incendie à la charge du locataire, sauf s'il démontre un cas fortuit ou de force majeure, un vice de construction, ou que le feu est parti d'une maison voisine. La multirisque prend en charge ces risques locatifs, et le recours des voisins dont les biens ont souffert.
  • Les catastrophes naturelles : dès que votre contrat garantit vos biens contre le feu ou d'autres dommages, il comprend cette garantie, sans option à cocher (Code des assurances, article L125-1). Elle joue après l'arrêté interministériel qui reconnaît l'événement dans votre commune, et elle s'étend à la perte d'exploitation quand vous l'avez souscrite.
  • La copropriété : propriétaire de vos murs dans un immeuble en copropriété, vous devez au moins assurer votre responsabilité civile, que vous occupiez le lot ou que vous le louiez (loi du 10 juillet 1965, article 9-1).

L'attestation que réclame votre propriétaire est disponible dès la souscription.

Capitaux et règle proportionnelle : combien assurer

Le capital que vous déclarez plafonne l'indemnité, et il pèse aussi sur les petits sinistres. Si vos biens valent plus, le jour du sinistre, que la somme garantie, la loi vous traite comme votre propre assureur pour la part non déclarée, et votre indemnité est réduite d'autant, sauf clause contraire (Code des assurances, article L121-5).

Le calcul, sur un exemple : un commerce assure son stock pour 40 000 € alors qu'il en vaut 60 000 € le jour où une fuite en abîme pour 9 000 €. Son stock n'étant assuré qu'aux deux tiers de sa valeur, il touche les deux tiers du dommage, 6 000 €, et garde 3 000 € à sa charge alors que le dégât n'atteint même pas le capital déclaré.

Quatre réglages évitent cette réduction :

  • Le stock au plus haut de l'année : roses de la Saint-Valentin chez le fleuriste, cartons des marchés de Noël chez le commerçant ambulant, nouvelle collection en boutique de mode. Déclarez ce pic, ou retenez un contrat qui relève la valeur garantie pendant ces semaines.
  • La valeur à neuf : sans cette clause, un four, un fauteuil ou un autoclave de quelques années est remboursé après déduction de son usure, et le rachat d'un modèle neuf vous coûte la différence.
  • Les biens qui ne sont pas à vous : téléphone en réparation, vêtement au nettoyage, bijou à mettre à taille. Ils se déclarent à part, en biens confiés, pour la valeur que vous gardez en même temps.
  • Les protections demandées : pour garantir le vol, l'assureur fixe ses conditions : alarme reliée à une télésurveillance, coffre d'une classe donnée, vitrines vidées après la fermeture. Dans une bijouterie, la classe du coffre fixe le montant de bijoux couvert la nuit.

Le devis vous demande ces valeurs une seule fois, et nous les soumettons à plus de 20 assureurs sur les mêmes bases : vous comparez des prix qui protègent la même chose.

Public reçu, machines, fermeture : les options qui font votre contrat

Deux locaux de même surface n'appellent pas le même contrat. Ce qui le fait varier tient à quatre questions :

  • Recevez-vous du public ? Boutique, restaurant, salle de sport ou cabinet de soins sont des établissements recevant du public, classés par type (M pour les magasins, N pour les restaurants et débits de boissons, X pour les établissements sportifs couverts, U pour les établissements de soins) et en cinq catégories selon le nombre de personnes accueillies. Ce classement fixe vos obligations de sécurité ; la responsabilité civile de la multirisque, elle, doit couvrir chaque personne qui entre, y compris sur une terrasse ou dans une salle à l'étage.
  • Vos machines s'arrêtent-elles ? Le bris de machine répare la panne ou la casse accidentelle d'un four à soles, d'un compresseur, d'une presse ou d'un groupe froid. En restauration rapide, il se combine avec l'assurance du stock réfrigéré : l'une remet la chambre froide en route, l'autre rembourse les viandes et les sauces jetées.
  • Votre vitrine est-elle exposée ? Le bris de glace et le vol pendant l'ouverture se choisissent au contrat : utiles sur une rue passante, sur une devanture d'angle ou derrière un comptoir où la marchandise passe de main en main.
  • Pouvez-vous tenir fermé ? La multirisque répare le local, elle ne remplace pas les ventes perdues pendant les travaux. Ce rôle revient à la perte d'exploitation, ajoutée en option : votre marge brute, puis le loyer et la paie de l'équipe jusqu'au retour des clients.

Sans local, la question se pose autrement : un professionnel qui travaille chez ses clients a d'abord besoin d'une RC Pro, complétée par une assurance de son matériel. Avec un local, cochez au devis ce qui vous concerne : nous ne retenons que les assureurs qui couvrent toutes vos activités, et notre réseau vous obtient le meilleur prix.

Sources et textes officiels 10
  1. Code des assurances, article L121-5 (règle proportionnelle)
  2. Code des assurances, article L125-1 (catastrophes naturelles, extension aux pertes d'exploitation), version du 1er janvier 2024
  3. Code civil, article 1733 (incendie du local loué)
  4. Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, article 9-1 (assurance de responsabilité civile du copropriétaire)
  5. Code des assurances, article L113-2 (déclaration du risque et des sinistres)
  6. Code des assurances, article L113-12 (résiliation annuelle, préavis de deux mois)
  7. Code des assurances, article L113-16 (résiliation après un changement de profession ou une cessation d'activité)
  8. Entreprendre.service-public.gouv.fr, qu'est-ce qu'un établissement recevant du public (vérifié le 26 septembre 2025)
  9. BOFiP, BOI-BIC-CHG-40-20-20, primes d'assurance déductibles (§ 20 et 30)
  10. Entreprendre.service-public.gouv.fr, régime fiscal de la micro-entreprise : abattement forfaitaire (vérifié le 13 mai 2026)

Vos questions sur la multirisque professionnelle

De 260 € par an pour le local d'un cabinet infirmier à 8 760 € pour une bijouterie de luxe de 90 m². Entre les deux, comptez de 400 à 2 000 € pour un salon de coiffure, de 790 à 2 520 € pour un restaurant et de 1 000 à 5 000 € pour un hôtel. La valeur du stock, la surface, les machines et les options retenues font l'écart.

La loi ne l'impose pas au professionnel locataire, mais le bail commercial l'exige presque toujours, avec une attestation chaque année, et l'article 1733 du Code civil vous fait répondre de l'incendie des lieux loués. Propriétaire d'un local en copropriété, vous devez au moins assurer votre responsabilité civile (loi du 10 juillet 1965, article 9-1).

La RC Pro indemnise les personnes à qui votre travail cause un dommage, clients ou tiers ; vos propres biens restent hors de son champ. La multirisque protège votre local, votre matériel et votre stock, et intègre le plus souvent la responsabilité liée aux lieux, comme la cliente qui glisse dans la boutique. Si vous intervenez aussi chez vos clients, gardez une RC Pro à côté.

Au régime réel, oui : les primes qui assurent les biens de l'entreprise contre l'incendie, l'inondation ou le bris de glace, et celles qui couvrent sa responsabilité civile, sont des charges déductibles du bénéfice selon la doctrine fiscale. En micro-entreprise, aucune charge réelle n'est déduite : l'abattement forfaitaire de 71 %, 50 % ou 34 % du chiffre d'affaires selon l'activité en tient lieu.

Votre contrat fixe sa durée et ses conditions de résiliation. En règle générale, vous y mettez fin chaque année à la date d'échéance, avec un préavis de deux mois (Code des assurances, article L113-12) ; la loi laisse un contrat professionnel prévoir d'autres règles. Une cessation définitive d'activité ou un changement de profession ouvre aussi la résiliation dans les trois mois, avec effet un mois après la notification (article L113-16). Faites partir le nouveau contrat le jour où l'ancien s'arrête.

Pour le devis : votre activité, l'adresse et la surface du local, la valeur du matériel, celle du stock à son pic de l'année, et les protections en place. Gardez sous la main le bail, qui dit ce que le propriétaire attend, et les factures du matériel, qui prouveront sa valeur après un sinistre. Répondez exactement aux questions posées : la loi en fait une obligation de l'assuré (article L113-2). L'attestation pour le bailleur est disponible dès la souscription.