Défaillances d’entreprises du BTP : les chiffres clés 2026

Le panorama chiffré des défaillances dans le bâtiment et les travaux publics, chaque statistique datée et reliée à sa source.

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Mis à jour en novembre 2026 · 10 min de lecture

Sommaire 8 parties
  1. Méthodologie
  2. Le panorama national et le poids du BTP
  3. Les défaillances par sous-secteur du BTP
  4. L'effet de la taille des entreprises
  5. Les emplois menacés et l'impact économique
  6. La tendance 2025 et la conjoncture du secteur
  7. Les grandes tendances 2026
  8. Sources officielles

Cette page rassemble une base de données chiffrée sur les défaillances d'entreprises du bâtiment et des travaux publics en France. Chaque statistique est datée et reliée à sa source. Les chiffres officiels proviennent de la Banque de France (Stat Info Défaillances) et de la Direction générale des entreprises (DGE). Les analyses sectorielles fines sont attribuées à leurs émetteurs privés ou professionnels : Altares, BPCE L'Observatoire, la CAPEB et la FFB. Vous y trouverez le panorama national, le détail par sous-secteur du BTP, l'effet de la taille des structures, les emplois menacés et la tendance 2025. Vous pouvez citer ces chiffres avec un lien vers cette page.

Les 5 chiffres à retenir

  • 65 764 défaillances d'entreprises tous secteurs en 2024, le niveau le plus haut depuis 2009 (Banque de France).
  • +24,8 % de défaillances dans la construction en 2024, mais seulement +0,4 % au-dessus de la moyenne 2010-2019 (Banque de France).
  • Environ 18 000 défaillances dans le BTP en 2024, soit environ un quart des défaillances françaises (selon Altares).
  • +266 % de défaillances dans la promotion immobilière en 2024, sous-secteur le plus touché (selon Altares).
  • 69 957 procédures en 2025 au niveau national, mais le BTP recule de 3,2 % sur l'année (selon Altares).

Méthodologie

Deux types de compteurs coexistent en France et ne doivent pas être confondus. La Banque de France publie la série officielle (Stat Info Défaillances d'entreprises) : c'est la référence que nous présentons en priorité. À côté, des observatoires privés comme Altares ou BPCE L'Observatoire publient leurs propres bilans, sur des périmètres et des dates de collecte légèrement différents. Quand un chiffre provient de l'un de ces acteurs, nous l'attribuons explicitement (« selon Altares », « selon BPCE L'Observatoire »). Les chiffres de la CAPEB et de la FFB, organisations professionnelles, sont également attribués. Certains chiffres portent sur un seul trimestre (T4), d'autres sur l'année entière : nous l'indiquons à chaque fois. Dernière mise à jour des données : juin 2026.

Le panorama national et le poids du BTP

Les défaillances d'entreprises ont atteint en 2024 un niveau inédit depuis la crise financière de 2009. Le BTP figure parmi les secteurs les plus exposés en volume, sans battre pour autant ses records historiques. Voici les repères nationaux, en distinguant la donnée officielle de la Banque de France des bilans des observatoires privés.

IndicateurChiffreAnnéeSource
Défaillances d'entreprises tous secteurs (cumul sur 12 mois à fin décembre)65 764, plus haut niveau depuis 2009 (provisoire)2024Banque de France
Évolution des défaillances sur 12 mois+16,8 % (contre +36 % en 2023)2024Banque de France (repris par Europe 1)
Écart avec la moyenne 2017-2019 (avant Covid)+10,8 %2024Banque de France (repris par clesdusocial.com)
Évolution des défaillances dans la construction+24,8 % par rapport à 20232024Banque de France
Écart de la construction avec sa moyenne 2010-2019+0,4 %2024Banque de France
Défaillances dans le BTP et la constructionprès de 18 000, environ un quart du total français2024Altares
Procédures de défaillance tous secteurs67 830 (+17 %), dont 18 709 au 4e trimestre, un record pour un T42024Altares
Défaillances d'entreprises tous secteurs66 422 (+17 % sur un an, +28 % par rapport à 2019)2024BPCE L'Observatoire

Les trois compteurs (Banque de France, Altares, BPCE) convergent sur un volume historique et divergent sur le décompte exact, d'où l'intérêt de toujours nommer la source. La hausse de 24,8 % de la construction, chiffre officiel, se lit avec sa nuance : le secteur ne dépasse que de 0,4 % sa moyenne décennale 2010-2019. Il revient à un régime normal après les années artificiellement basses du Covid, plus qu'il ne s'effondre. Dans ce contexte, la solidité financière des clients comme des sous-traitants mérite d'être suivie de près.

Sources : Banque de France, Stat Info Défaillances d'entreprises (2024) ; Europe 1, données Banque de France (2024) ; clesdusocial.com, données Banque de France et DGE (2024) ; Altares, bilan défaillances 2024 ; BPCE L'Observatoire, étude défaillances (2024).

Les défaillances par sous-secteur du BTP

Le bâtiment n'est pas un bloc homogène : selon les corps de métier, l'exposition à la défaillance varie fortement. Point de vigilance : le chiffre de 5 111 défaillances dans la construction concerne le seul quatrième trimestre 2024, pas l'année entière. Sur l'année, le BTP avoisine plutôt 18 000 procédures selon Altares.

Sous-secteurChiffrePériodeSource
Construction (volume trimestriel)5 111 défaillances, soit 27 % des procédures du trimestre, dont près de 4 000 dans le bâtimentT4 2024Altares
Gros œuvre+3 %2024Altares
Maçonnerie+3 %2024Altares
Construction de maisons individuelles+8 %2024Altares
Second œuvre+12 %2024Altares
Travaux publics+16 %2024Altares
Promotion immobilière+266 %, sous-secteur le plus touché2024Altares

Altares et la Banque de France ne comptent pas sur le même périmètre : ces évolutions par branche ne se comparent pas à la hausse de 24,8 % mesurée par la Banque de France. Le gros œuvre et la maçonnerie, portés par la rénovation et l'entretien, ont mieux absorbé le choc que la construction neuve. Le second œuvre, qui regroupe les métiers de finition plus nombreux et plus fragiles financièrement, compte beaucoup d'auto-entrepreneurs et de très petites structures. La défaillance d'un promoteur a un effet domino : chantiers à l'arrêt et artisans impayés en bout de chaîne.

Source : Altares, bilan défaillances 2024.

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L'effet de la taille des entreprises

La défaillance ne se limite plus aux très petites structures. Les micro-entreprises restent les plus nombreuses parmi les défauts, mais la crise remonte vers les PME et les ETI. Les chiffres ci-dessous proviennent de la DGE (officiel), d'Altares et de BPCE L'Observatoire, que nous gardons séparés.

IndicateurChiffreAnnéeSource
Micro-entreprises ou auto-entrepreneurs parmi les entreprises défaillantes60 3552024DGE (repris par clesdusocial.com)
Entreprises défaillantes comptant au moins un salarié (catégorie qui recoupe la précédente)32 0002024DGE (repris par clesdusocial.com)
PME et ETI de 10 salariés et plus défaillantes5 265, contre 3 478 en 2019 (+51 %), plus haut niveau2024BPCE L'Observatoire
Défaillances des entreprises de 50 salariés et plus553 procédures (+30 %)2024Altares
Écart de la construction avec sa moyenne 2010-2019+0,4 %2024Banque de France

La micro-entreprise est devenue la porte d'entrée des métiers du bâtiment, ce qui explique le poids des petites structures dans les défaillances. La nouveauté de 2024 est la montée des défauts de PME et d'ETI : quand une entreprise structurée tombe, elle emporte des emplois et des sous-traitants. Rapportée à sa moyenne d'avant-Covid, la construction ne connaît pas de sur-sinistralité historique : les variations annuelles à deux chiffres partent d'un point bas exceptionnel, atteint pendant la période des aides publiques.

Sources : clesdusocial.com, données DGE (2024) ; BPCE L'Observatoire, étude défaillances (2024) ; Altares, bilan défaillances 2024 ; Banque de France, Stat Info Défaillances d'entreprises (2024).

Les emplois menacés et l'impact économique

Derrière chaque défaillance, il y a des emplois et du chiffre d'affaires. En 2024, l'ampleur des défauts a touché un nombre record de postes, et la construction y prend une part majeure.

IndicateurChiffreAnnéeSource
Emplois menacés par les défaillances ouvertesplus de 256 000, niveau record2024Altares
Emplois exposés aux défaillancesenviron 260 000 (+41 % par rapport à 2019)2024BPCE L'Observatoire
Part de la construction dans les emplois menacés19 %, à égalité avec les services aux entreprises (commerce 15 %, industrie 13 %)2024BPCE L'Observatoire (repris par franceinfo)
Part des emplois salariés de la construction concernésde 2 % à 3,5 %2024BPCE L'Observatoire
Chiffre d'affaires consolidé des entreprises défaillantesplus de 30 milliards d'euros2024Altares

Les deux observatoires convergent autour d'un quart de million d'emplois menacés. Rapporté à l'effectif total de la construction (2 % à 3,5 % des salariés), l'impact reste contenu en proportion, même s'il est lourd en valeur absolue. Pour un artisan, l'enjeu se joue surtout côté encaissements : la défaillance d'un donneur d'ordre se traduit souvent par des factures impayées. Le suivi des délais de paiement est la première protection, et la RC Pro reste dédiée aux dommages causés aux tiers.

Sources : Altares, bilan défaillances 2024 ; BPCE L'Observatoire, étude défaillances (2024) ; franceinfo, bilan annuel de BPCE L'Observatoire (2024).

La tendance 2025 et la conjoncture du secteur

2025 marque une bascule : alors que le total national continue de grimper vers un seuil quasi historique, le BTP recule. Le secteur sort plus tôt de la zone de turbulence que le reste de l'économie.

IndicateurChiffrePériodeSource
Procédures de défaillance tous secteurs69 957 (+3,1 %), proche des 70 000, jamais atteint depuis plus de vingt ans2025Altares
Défaillances du BTP et de l'immobilier−3,2 % sur l'année, −8,1 % au 4e trimestre2025Altares
Poids du BTP dans les défaillancesenviron 25 %2025Altares
Défaillances dans la construction (volume trimestriel)4 696T4 2025Altares
Gros œuvre / maçonnerie / maisons individuelles−9 % / −10 % / −11 %T4 2025Altares
Second œuvre (peinture, vitrerie, menuiserie)+8 %T4 2025Altares
Artisans du bâtiment déclarant une trésorerie dégradée28 %T3 2024CAPEB (repris par Batiweb)
Artisans subissant un allongement des délais de paiement45 %T3 2024CAPEB (repris par Batiweb)
Postes menacés dans le bâtiment (prévision)environ 50 000, soit 4 % des effectifs, avant un rebond espéré en 20262025FFB (repris par Zepros)

La tendance s'inverse par rapport à 2024 : les métiers de structure s'améliorent quand ceux de finition se dégradent. Un artisan du second œuvre, peintre, vitrier ou menuisier, a intérêt à surveiller sa trésorerie. Une trésorerie qui se tend et des clients qui payent plus tard sont les signaux avancés d'une défaillance.

Sources : Altares, bilan défaillances 2025 ; Batiweb, données CAPEB (3e trimestre 2024) ; Zepros, prévision FFB (2025).

Les grandes tendances 2026

Un volume national record, une construction qui revient à la normale

La hausse à deux chiffres des défaillances de la construction se lit avec la nuance officielle de la Banque de France : ce niveau ne dépasse que de 0,4 % la moyenne décennale d'avant-Covid. Les années précédentes étaient artificiellement basses, soutenues par les aides publiques et les reports de procédures. Le bond apparent traduit surtout un retour à un régime normal, par le haut.

Une crise qui remonte des petites structures vers les plus grosses

Les micro-entreprises restent les plus nombreuses parmi les défauts, ce qui concerne directement le BTP et ses auto-entrepreneurs. Mais 2024 a vu monter les défaillances de PME, d'ETI et d'entreprises de plus de 50 salariés (BPCE L'Observatoire, Altares). Pour un artisan, la défaillance d'un donneur d'ordre de taille moyenne pèse souvent plus lourd que celle d'un confrère isolé.

Un risque qui se déplace du gros œuvre vers le second œuvre

En 2024, le gros œuvre et la maçonnerie résistaient mieux que la finition. En 2025, selon Altares, les métiers de structure s'améliorent quand le second œuvre repart à la hausse. La promotion immobilière, la plus touchée en 2024, reste le point de vigilance amont.

Un BTP qui sort de la zone basse avant le reste de l'économie

Alors que le total national frôle les 70 000 défaillances, le BTP et l'immobilier reculent de 3,2 % en 2025 selon Altares. Entré tôt dans la crise avec la chute du neuf, le secteur pourrait en sortir tôt également. La trésorerie reste tendue (CAPEB) et la FFB anticipait encore des pertes d'emplois en 2025 : la gestion de trésorerie, le suivi des délais de paiement et une assurance décennale à jour au juste prix restent les meilleurs appuis d'un artisan.

Sources officielles

  • Banque de France : Stat Info Défaillances d'entreprises (chiffres officiels, dont la construction +24,8 % et +0,4 % par rapport à la moyenne 2010-2019)
  • DGE : Direction générale des entreprises (répartition par taille : 60 355 micro-entreprises, 32 000 entreprises avec salarié)
  • Altares : observatoire privé des défaillances (bilans 2024 et 2025, sous-secteurs, emplois menacés, chiffre d'affaires)
  • BPCE L'Observatoire : étude défaillances (PME-ETI, emplois exposés, part de la construction)
  • CAPEB : Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (trésorerie, délais de paiement)
  • FFB : Fédération Française du Bâtiment (prévision d'emplois menacés)

Données publiques, à jour de juin 2026. Les chiffres officiels sont ceux de la Banque de France et de la DGE ; les autres sont attribués à leur émetteur (Altares, BPCE L'Observatoire, CAPEB, FFB). Vous pouvez réutiliser ces chiffres en citant ArtisanAssuré.fr avec un lien vers cette page.

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Les autres dossiers chiffrés

Approfondissez chaque thème, chiffre par chiffre.

Cette page rassemble une base de données chiffrée sur les défaillances d’entreprises du bâtiment et des travaux publics en France, à jour 2026. Chaque statistique est datée et reliée à sa source. Les chiffres officiels proviennent de la Banque de France (Stat Info Défaillances) et de la Direction générale des entreprises (DGE). Les analyses sectorielles fines sont attribuées à leurs émetteurs privés ou professionnels : Altares, BPCE L’Observatoire, la CAPEB et la FFB. Vous y trouverez le panorama national, le détail par sous-secteur du BTP, l’effet de la taille des structures, les emplois menacés et la tendance 2025. Journalistes, blogueurs et comparateurs sont invités à citer ces chiffres avec un lien vers cette page.

Méthodologie

Plusieurs compteurs de défaillances coexistent en France et ne doivent pas être confondus. La Banque de France publie une série officielle (Stat Info Défaillances d’entreprises) : c’est la référence que nous présentons en priorité. À côté, des observatoires privés comme Altares ou BPCE L’Observatoire publient leurs propres bilans, sur des périmètres et des dates légèrement différents. Quand un chiffre provient de l’un de ces acteurs, nous l’attribuons explicitement par la mention « selon Altares » ou « selon BPCE L’Observatoire ». Les chiffres de la CAPEB et de la FFB, organisations professionnelles, sont également attribués. Attention enfin à une distinction clé : certains chiffres portent sur un seul trimestre (T4) et d’autres sur l’année entière. Nous l’indiquons à chaque fois. La dernière mise à jour de cette page date de juin 2026.

T1 · Le panorama national et le poids du BTP

Les défaillances d’entreprises ont atteint en 2024 un niveau inédit depuis la crise financière de 2009. Le BTP figure parmi les secteurs les plus exposés en volume, sans toutefois battre tous ses records historiques. Voici les repères nationaux, en distinguant la donnée officielle de la Banque de France des bilans publiés par les observatoires privés.

65 764 défaillances d’entreprises en 2024, un plus haut depuis 2009

Selon la Banque de France (Stat Info Défaillances, décembre 2024), la France a recensé 65 764 défaillances d’entreprises cumulées sur douze mois à fin décembre 2024, un niveau provisoire jamais atteint depuis la crise financière de 2009. C’est la référence officielle. Pour un artisan, ce chiffre dessine un environnement économique tendu, où la solidité financière des clients comme des sous-traitants n’est plus acquise.

Une hausse de 16,8 % des défaillances en 2024

Toujours selon la Banque de France (donnée reprise par Europe 1, 2024), les défaillances ont progressé de 16,8 % sur douze mois à fin 2024. La hausse ralentit nettement par rapport à 2023, où elle atteignait 36 %. La vague de défauts continue de monter, mais à un rythme moins brutal. Ce ralentissement reste fragile et n’efface pas le niveau record atteint.

Les défaillances 2024 dépassent de 10,8 % le niveau d’avant-Covid

D’après la Banque de France (reprise par clesdusocial.com, 2024), le volume de défaillances de 2024 dépasse de 10,8 % la moyenne des années 2017 à 2019, soit le niveau qui précédait la crise sanitaire. Le rattrapage des faillites repoussées pendant le Covid est donc largement consommé. On est désormais dans une normalisation par le haut, avec un socle de défauts supérieur à l’avant-crise.

+24,8 % de défaillances dans la construction en 2024

Selon la Banque de France (Stat Info Défaillances, décembre 2024), les défaillances dans le secteur de la construction ont augmenté de 24,8 % en 2024 par rapport à 2023. C’est un chiffre officiel de la Banque de France, et non d’un cabinet privé. Cette progression place la construction parmi les secteurs les plus touchés de l’année. Elle traduit l’effet combiné de la chute de la construction neuve et du resserrement du crédit.

La construction ne dépasse que de 0,4 % sa moyenne 2010-2019

Le même bilan de la Banque de France (Stat Info Défaillances, 2024) apporte une nuance essentielle : malgré la hausse de 24,8 %, le niveau de défaillances de la construction ne dépasse que de 0,4 % sa moyenne décennale 2010-2019. Autrement dit, le secteur revient à un régime normal après les années artificiellement basses du Covid, plus qu’il ne sombre. Cette lecture officielle tempère les chiffres spectaculaires des bilans annuels privés.

Environ un quart des défaillances françaises concernent le BTP (selon Altares)

Selon Altares (Bilan défaillances 2024), le BTP et la construction concentrent environ un quart des défaillances d’entreprises en France, soit près de 18 000 procédures sur l’ensemble de 2024. C’est le poids sectoriel le plus élevé. Ce chiffre annuel ne doit pas être confondu avec les volumes trimestriels souvent cités dans la presse. Il confirme que le bâtiment reste, par sa taille, le premier contributeur aux défauts d’entreprises.

67 830 procédures de défaillance en 2024 (selon Altares)

Selon Altares (Bilan défaillances 2024), la France a recensé 67 830 procédures de défaillance sur l’ensemble de 2024, en hausse de 17 % sur un an, dont 18 709 au seul quatrième trimestre, un record pour un T4. Ce compteur diffère de celui de la Banque de France en raison d’un périmètre et de dates de collecte distincts. C’est pourquoi nous l’attribuons explicitement à Altares, sans le présenter comme la donnée officielle.

66 422 défaillances en 2024 (selon BPCE L’Observatoire)

Selon BPCE L’Observatoire (étude défaillances 2024), la France a enregistré 66 422 défaillances d’entreprises en 2024, en hausse de 17 % sur un an et de 28 % par rapport à 2019, avant la crise sanitaire. Ce troisième compteur illustre les écarts entre observatoires. Les trois chiffres convergent sur un constat : un volume historique. Ils diffèrent sur le décompte exact, ce qui justifie de toujours nommer la source.

T2 · Les défaillances par sous-secteur du BTP

Le bâtiment n’est pas un bloc homogène. Selon les corps de métier, l’exposition à la défaillance varie fortement. Les bilans d’Altares détaillent ces écarts pour 2024, sur un périmètre différent de celui de la Banque de France : leurs évolutions ne se comparent pas au +24,8 % officiel de la construction. Un piège à éviter d’emblée : le chiffre de 5 111 défaillances dans la construction concerne le seul quatrième trimestre, pas l’année entière.

5 111 défaillances dans la construction au 4e trimestre 2024 (selon Altares)

Selon Altares (Bilan défaillances 2024), la construction a compté 5 111 défaillances au seul quatrième trimestre 2024, soit 27 % de l’ensemble des procédures du trimestre, dont près de 4 000 dans les activités du bâtiment. Attention : il s’agit bien d’un volume trimestriel, et non annuel. Sur l’année entière, le BTP avoisine plutôt 18 000 procédures selon Altares. La confusion entre trimestre et année est l’erreur la plus fréquente sur ce sujet.

Gros œuvre et maçonnerie limitent la casse à +3 % en 2024 (selon Altares)

Selon Altares (Bilan défaillances 2024), le gros œuvre et la maçonnerie ont vu leurs défaillances progresser de seulement 3 % chacun en 2024, les sous-secteurs les plus résistants du bâtiment. Ces métiers de structure, portés par la rénovation et l’entretien, ont mieux absorbé le choc que la construction neuve. Pour un artisan du gros œuvre, cette relative résistance n’efface toutefois pas la pression sur les marges.

Second œuvre +12 % et travaux publics +16 % en 2024 (selon Altares)

Selon Altares (Bilan défaillances 2024), la construction de maisons individuelles a vu ses défaillances grimper de 8 %, le second œuvre de 12 % et les travaux publics de 16 % en 2024. Le second œuvre regroupe les métiers de finition, plus nombreux et plus fragiles financièrement. Cette dégradation touche directement des activités à fort effectif d’auto-entrepreneurs et de très petites structures.

+266 % de défaillances dans la promotion immobilière en 2024 (selon Altares)

Selon Altares (Bilan défaillances 2024), les défaillances de la promotion immobilière ont explosé de 266 % en 2024, le sous-secteur le plus sinistré de l’ensemble immobilier et construction. Ce chiffre spectaculaire reflète l’effondrement de la demande de logements neufs et le blocage du financement. La défaillance d’un promoteur a un effet domino : elle laisse souvent des chantiers à l’arrêt et des artisans impayés en bout de chaîne.

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T3 · L’effet de la taille des entreprises

La défaillance n’épargne plus les structures établies. Si les très petites entreprises restent les plus nombreuses parmi les défauts, la crise remonte désormais vers les PME et les ETI. Les chiffres ci-dessous proviennent de la DGE (officiel), d’Altares et de BPCE L’Observatoire, qu’il convient de ne pas fusionner.

60 355 micro-entreprises parmi les défaillances de 2024 (DGE)

Selon la Direction générale des entreprises (DGE, reprise par clesdusocial.com, 2024), sur l’ensemble des entreprises défaillantes en 2024, 60 355 étaient des micro-entreprises (moins de 10 salariés) et 32 000 comptaient au moins un salarié : les deux catégories se recoupent, une micro-entreprise pouvant employer du personnel. La défaillance touche donc en priorité les plus petites structures. C’est précisément le profil dominant dans le BTP, où la micro-entreprise est devenue la porte d’entrée du métier.

5 265 PME et ETI défaillantes en 2024, soit +51 % depuis 2019 (selon BPCE L’Observatoire)

Selon BPCE L’Observatoire (étude défaillances 2024), 5 265 PME et ETI de 10 salariés et plus ont fait défaut en 2024, contre 3 478 en 2019, soit une hausse de 51 %. Les défaillances de PME et ETI atteignent ainsi leur plus haut niveau. Ce constat marque un tournant : la fragilité gagne des entreprises plus structurées, dont la chute pèse davantage en emplois et en chiffre d’affaires.

+30 % de défaillances pour les entreprises de 50 salariés et plus (selon Altares)

Selon Altares (Bilan défaillances 2024), les structures de 50 salariés et plus ont vu leurs défaillances bondir de 30 % en 2024, avec 553 procédures recensées. La crise remonte donc vers les plus grosses entreprises, longtemps épargnées. Ce chiffre d’Altares est distinct de celui de la Banque de France, qui compte de son côté les entreprises moyennes selon son propre périmètre. Nous gardons les deux sources séparées.

La construction ne dépasse que de 0,4 % sa moyenne décennale (Banque de France)

D’après la Banque de France (Stat Info Défaillances, 2024), la construction reste en 2024 un secteur où les défaillances n’excèdent que de 0,4 % leur moyenne 2010-2019. La fragilité est réelle, mais sans sur-sinistralité historique par rapport à l’avant-Covid. Cette donnée officielle invite à relativiser les variations annuelles à deux chiffres : elles partent d’un point bas exceptionnel, atteint pendant la période des aides publiques.

T4 · Les emplois menacés et l’impact économique

Derrière chaque défaillance, il y a des emplois et du chiffre d’affaires. En 2024, l’ampleur des défauts a menacé un nombre record de postes. La construction y prend une part majeure. Les chiffres d’Altares et de BPCE L’Observatoire éclairent cet impact humain et économique.

Plus de 256 000 emplois menacés par les défaillances de 2024 (selon Altares)

Selon Altares (Bilan défaillances 2024), les défaillances ouvertes en 2024 ont menacé plus de 256 000 emplois, un niveau record. Ce chiffre mesure les postes directement exposés par les entreprises entrées en procédure. Il rappelle que la défaillance n’est pas qu’une statistique comptable : elle frappe des salariés et, dans le BTP, de nombreux artisans isolés qui n’apparaissent pas toujours dans ces décomptes.

260 000 emplois exposés, soit +41 % par rapport à 2019 (selon BPCE L’Observatoire)

Selon BPCE L’Observatoire (étude défaillances 2024), environ 260 000 emplois étaient exposés aux défaillances en 2024, soit 41 % de plus qu’en 2019. L’écart avec l’avant-Covid est considérable. Les deux observatoires convergent autour d’un quart de million d’emplois menacés, ce qui place 2024 parmi les années les plus lourdes en matière d’impact social des défaillances.

La construction concentre 19 % des emplois menacés (selon BPCE L’Observatoire)

Selon BPCE L’Observatoire (repris par franceinfo, 2024), la construction concentre 19 % des emplois menacés par les défaillances de 2024, à égalité avec les services aux entreprises, devant le commerce (15 %) et l’industrie (13 %). Le bâtiment est donc, avec un autre secteur, le premier pourvoyeur d’emplois fragilisés. Cette part élevée tient au poids du BTP dans l’emploi privé et à la taille moyenne de ses entreprises.

De 2 % à 3,5 % des salariés de la construction concernés (selon BPCE L’Observatoire)

Selon BPCE L’Observatoire (étude défaillances 2024), les défaillances de 2024 ont menacé l’équivalent de 2 % à 3,5 % des emplois salariés de la branche construction. Ramené à l’effectif total du secteur, l’impact reste contenu en proportion, même s’il est lourd en valeur absolue. Cette mise en perspective évite de surinterpréter les chiffres bruts d’emplois menacés.

Plus de 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires consolidés par les défauts de 2024 (selon Altares)

Selon Altares (Bilan défaillances 2024), les défauts d’entreprises de 2024 ont consolidé plus de 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Cette masse mesure le poids économique des entreprises entrées en procédure. Pour les artisans, l’enjeu est concret : la défaillance d’un donneur d’ordre se traduit souvent par des factures impayées, qui peuvent à leur tour fragiliser des structures saines. La RC Pro ne couvre pas ce risque d’impayé, mais la prudence sur les délais de paiement, si.

T5 · La tendance 2025 et la conjoncture du secteur

2025 marque une bascule paradoxale. Alors que le total national des défaillances continue de grimper vers un seuil quasi-historique, le BTP, lui, recule. Le secteur sort plus tôt de la zone de turbulence que le reste de l’économie. Les chiffres 2025 proviennent d’Altares, ceux de conjoncture de la CAPEB et de la FFB.

69 957 défaillances en France en 2025, près du seuil des 70 000 (selon Altares)

Selon Altares (Bilan défaillances 2025), la France a ouvert 69 957 procédures de défaillance en 2025, en hausse de 3,1 % sur un an. C’est un seuil quasi-historique, proche des 70 000, jamais atteint depuis plus de vingt ans. La progression ralentit nettement, mais le niveau absolu reste très élevé. Cette donnée cadre le contexte général dans lequel s’inscrit la trajectoire propre du BTP.

Le BTP et l’immobilier reculent de 3,2 % sur l’année 2025 (selon Altares)

Selon Altares (Bilan défaillances 2025), à rebours du record national, les défaillances du BTP et de l’immobilier reculent de 8,1 % au quatrième trimestre 2025 et de 3,2 % sur l’année. La construction résiste donc mieux que l’ensemble de l’économie. Ce retournement, après la forte hausse de 2024, suggère un assainissement précoce du secteur, même si le niveau de défauts reste historiquement haut.

Le BTP pèse encore environ 25 % des défaillances en 2025 (selon Altares)

Selon Altares (Bilan défaillances 2025), le BTP représente encore environ 25 % des défaillances en 2025, avec 4 696 procédures dans la construction au seul quatrième trimestre. Le poids du secteur dans le total national reste donc dominant, malgré son amélioration relative. Là encore, ce chiffre de 4 696 est trimestriel : il ne doit pas être lu comme un total annuel.

Des disparités fortes en 2025 : le second œuvre déraille de nouveau (selon Altares)

Selon Altares (Bilan défaillances 2025), au quatrième trimestre 2025, le gros œuvre recule de 9 %, la maçonnerie de 10 % et les maisons individuelles de 11 %, mais le second œuvre repart à la hausse (+8 %), pénalisant la peinture, la vitrerie et la menuiserie. La tendance s’inverse par rapport à 2024 : les métiers de structure s’améliorent quand ceux de finition se dégradent. Un artisan du second œuvre doit donc rester vigilant sur sa trésorerie.

28 % des artisans signalent une trésorerie dégradée (selon la CAPEB)

Selon la CAPEB (repris par Batiweb, troisième trimestre 2024), 28 % des artisans du bâtiment déclaraient une dégradation de leur trésorerie au troisième trimestre 2024, et 45 % subissaient un allongement des délais de paiement de leurs clients. Ces deux indicateurs sont des signaux avancés de défaillance. Une trésorerie qui se tend et des clients qui payent plus tard forment le terrain sur lequel naissent les défauts d’entreprise.

La FFB anticipait environ 50 000 postes menacés en 2025 (selon la FFB)

Selon la FFB (Fédération Française du Bâtiment, prévision 2025), le bâtiment pouvait perdre environ 50 000 postes en 2025, soit 4 % de ses effectifs, avant un rebond espéré en 2026. Cette prévision traduit l’impact emploi du ralentissement, au-delà des seules défaillances. Elle rejoint le constat général : le secteur traverse une zone basse de cycle, dont les chiffres 2025 d’Altares suggèrent qu’il pourrait sortir avant le reste de l’économie.

Les grandes tendances 2026

Mis bout à bout, ces chiffres dessinent quatre dynamiques majeures pour les défaillances d’entreprises du BTP à l’horizon 2026.

Un volume national record, mais une construction qui revient à la normale plutôt qu’elle ne sombre. La donnée la plus citée, la hausse à deux chiffres des défaillances de la construction, doit se lire avec la nuance officielle de la Banque de France : ce niveau ne dépasse que de très peu la moyenne décennale d’avant-Covid. Les années précédentes étaient artificiellement basses, soutenues par les aides publiques et les reports de procédures. Le bond apparent traduit donc surtout un retour à un régime de défaillances normal, par le haut. C’est moins spectaculaire que les pourcentages bruts, mais plus fidèle à la réalité du terrain.

Une crise qui remonte des plus petites structures vers les plus grosses. Les micro-entreprises restent de loin les plus nombreuses parmi les défauts, ce qui concerne directement le BTP et sa population d’auto-entrepreneurs. Mais la nouveauté de 2024, soulignée par BPCE L’Observatoire comme par Altares, est la montée des défaillances de PME, d’ETI et d’entreprises de plus de 50 salariés. Quand une entreprise structurée tombe, elle emporte des emplois et des sous-traitants. Pour un artisan, la défaillance d’un donneur d’ordre de taille moyenne est souvent plus dangereuse que celle d’un confrère isolé.

Une géographie sectorielle mouvante, qui se déplace du gros œuvre vers le second œuvre. En 2024, le gros œuvre et la maçonnerie résistaient mieux que la finition. En 2025, la tendance s’inverse selon Altares : les métiers de structure s’améliorent quand le second œuvre repart à la hausse, pénalisant la peinture, la vitrerie et la menuiserie. La promotion immobilière, sinistrée en 2024, reste le point de vigilance amont, car sa défaillance laisse des chantiers à l’arrêt et des artisans impayés. La cartographie du risque change vite, métier par métier.

Un BTP qui sort de la zone basse avant le reste de l’économie. C’est le signal le plus encourageant des chiffres 2025 : alors que le total national frôle les 70 000 défaillances, le BTP et l’immobilier reculent de 3,2 % sur l’année selon Altares. Le secteur, entré tôt dans la crise avec la chute du neuf, pourrait en sortir tôt également. Reste que la trésorerie demeure tendue, comme le montrent les indicateurs de la CAPEB, et que la FFB anticipait encore des pertes d’emplois en 2025. La prudence financière et le suivi des délais de paiement restent les meilleurs garde-fous pour un artisan.

FAQ : défaillances d’entreprises du BTP

Combien d’entreprises font défaut dans le BTP chaque année ?

Selon Altares, le BTP a concentré environ 18 000 procédures de défaillance en 2024, soit près d’un quart des défauts d’entreprises en France. La Banque de France, référence officielle, mesure pour sa part une hausse de 24,8 % des défaillances dans la construction sur l’année 2024. Le secteur reste l’un des plus exposés, mais ce niveau ne dépasse que de 0,4 % sa moyenne 2010-2019.

Le BTP est-il plus touché par les défaillances que les autres secteurs ?

Oui en volume. Selon Altares, la construction concentre environ un quart des défaillances françaises, le poids le plus élevé de tous les secteurs. Selon BPCE L’Observatoire, la construction représente 19 % des emplois menacés par les défaillances de 2024, à égalité avec les services aux entreprises. Mais en intensité relative, la Banque de France note que la construction ne dépasse que de 0,4 % sa moyenne décennale 2010-2019.

Quels sous-secteurs du BTP souffrent le plus ?

Selon Altares, en 2024 le gros œuvre et la maçonnerie ont le mieux résisté (+3 % chacun), tandis que la construction de maisons individuelles (+8 %), le second œuvre (+12 %) et les travaux publics (+16 %) se sont dégradés plus vite. La promotion immobilière a explosé à +266 %, sous-secteur le plus sinistré. En 2025, la tendance s’inverse selon Altares : le gros œuvre recule mais le second œuvre déraille de nouveau (+8 % au quatrième trimestre).

Combien d’emplois sont menacés par les défaillances d’entreprises ?

Selon Altares, plus de 256 000 emplois étaient menacés par les défaillances ouvertes en 2024, un niveau record. BPCE L’Observatoire évalue de son côté à 260 000 les emplois exposés, soit 41 % de plus qu’en 2019. La construction concentre à elle seule 19 % de ces emplois menacés selon BPCE.

Quelle est la tendance des défaillances dans le BTP en 2025 ?

À rebours du record national, le BTP résiste mieux que l’ensemble de l’économie en 2025. Selon Altares, les défaillances BTP et immobilier reculent de 3,2 % sur l’année, alors que le total France atteint 69 957 procédures, un quasi-record. Le BTP représente encore environ 25 % des défaillances. Les disparités restent fortes : le gros œuvre et la maçonnerie s’améliorent, mais le second œuvre se dégrade à nouveau.

Sources officielles

Les données de cette page proviennent des institutions et observatoires suivants :

  • Banque de France : Stat Info Défaillances d’entreprises (chiffres officiels, dont la construction +24,8 % et +0,4 % vs moyenne 2010-2019).
  • DGE : Direction générale des entreprises (répartition par taille, 60 355 micro-entreprises / 32 000 avec salarié).
  • Altares : observatoire privé des défaillances (bilans 2024 et 2025, détail par sous-secteur, emplois menacés, chiffre d’affaires).
  • BPCE L’Observatoire : étude défaillances (PME-ETI, emplois exposés, part de la construction).
  • CAPEB : Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (trésorerie, délais de paiement).
  • FFB : Fédération Française du Bâtiment (prévision d’emplois menacés).

Données publiques, à jour de juin 2026. Les chiffres officiels sont ceux de la Banque de France et de la DGE ; les autres sont attribués à leur émetteur (Altares, BPCE L’Observatoire, CAPEB, FFB) et ne constituent pas des statistiques officielles. Vous pouvez réutiliser ces chiffres en citant ArtisanAssuré.fr avec un lien vers cette page. Ce document est informatif et ne constitue pas un conseil juridique ou en assurance personnalisé.

FAQ : défaillances d'entreprises du BTP

Selon Altares, le BTP a concentré environ 18 000 procédures de défaillance en 2024, soit près d'un quart des défauts d'entreprises en France. La Banque de France, référence officielle, mesure une hausse de 24,8 % des défaillances dans la construction sur l'année 2024. Ce niveau ne dépasse toutefois que de 0,4 % la moyenne 2010-2019 du secteur.

Oui en volume. Selon Altares, la construction concentre environ un quart des défaillances françaises, le poids le plus élevé de tous les secteurs. Selon BPCE L'Observatoire, elle représente 19 % des emplois menacés par les défaillances de 2024, à égalité avec les services aux entreprises. En intensité relative, la Banque de France note que la construction ne dépasse que de 0,4 % sa moyenne décennale 2010-2019.

Selon Altares, en 2024 le gros œuvre et la maçonnerie ont le mieux résisté (+3 % chacun), tandis que la construction de maisons individuelles (+8 %), le second œuvre (+12 %) et les travaux publics (+16 %) se sont dégradés plus vite. La promotion immobilière a bondi de 266 %, sous-secteur le plus touché. En 2025, la tendance s'inverse selon Altares : le gros œuvre recule, mais le second œuvre repart à la hausse (+8 % au quatrième trimestre).

Selon Altares, plus de 256 000 emplois étaient menacés par les défaillances ouvertes en 2024, un niveau record. BPCE L'Observatoire évalue de son côté à 260 000 les emplois exposés, soit 41 % de plus qu'en 2019. La construction concentre 19 % de ces emplois menacés selon BPCE.

Le BTP résiste mieux que l'ensemble de l'économie en 2025. Selon Altares, les défaillances du BTP et de l'immobilier reculent de 3,2 % sur l'année, alors que le total France atteint 69 957 procédures, un quasi-record. Le BTP représente encore environ 25 % des défaillances. Le gros œuvre et la maçonnerie s'améliorent, le second œuvre se dégrade à nouveau.