Assurance décennale
Les dommages graves sur vos ouvrages pendant 10 ans après la réception.
La loi Spinetta du 4 janvier 1978 a posé le régime de la responsabilité décennale : le constructeur répond de plein droit, pendant 10 ans après la réception, des dommages qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination (article 1792 du Code civil).
Cette responsabilité découle du contrat de louage d'ouvrage entre le constructeur et le maître d'ouvrage. Le sous-traitant, lui, contracte avec l'entreprise principale, le donneur d'ordre. Sans lien contractuel direct avec le client final, l'article 1792 ne pèse pas directement sur lui.
Un maçon intervient en sous-traitance pour une entreprise générale sur une extension. C'est l'entreprise générale qui signe la réception avec le client et qui répond envers lui. Le maçon, lui, répond de son travail envers l'entreprise générale.
La sous-traitance est encadrée par la loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975 relative à la sous-traitance. Elle organise les rapports entre l'entreprise principale et son sous-traitant, sans faire de ce dernier le débiteur décennal direct du maître d'ouvrage.
Ce qui vous engage, c'est votre responsabilité contractuelle envers le donneur d'ordre. Le scénario classique après un désordre décennal :
Le maître d'ouvrage se retourne contre l'entreprise principale, tenue au titre de sa décennale.
L'entreprise principale exerce ensuite un recours contre vous pour récupérer ce qu'elle a payé, en invoquant votre faute.
Votre propre assurance décennale prend en charge ce recours.
Être sous-traitant, c'est donc échapper à l'obligation directe, pas au risque : votre décennale est faite pour absorber ce recours.
L'entreprise principale reste tenue décennalement : elle réclame votre attestation avant de signer le contrat de sous-traitance.
En cas de recours après sinistre, l'assureur prend en charge la réparation à votre place.
Un sous-traitant assuré rassure les entreprises générales et accède aux marchés, publics compris, où l'attestation est contrôlée.
Les dommages causés aux tiers pendant le chantier relèvent de la RC Pro : les deux sont souvent exigées ensemble.
Le prix dépend de votre métier réel, pas de votre position de sous-traitant : de 850 € par an pour un électricien à 4 350 € pour un charpentier.
| Métier exercé en sous-traitance | Prix annuel |
|---|---|
| Plaquiste | 950 à 1 800 € |
| Menuisier | 950 à 2 250 € |
| Électricien | 850 à 2 250 € |
| Maçon | 2 000 à 4 050 € |
| Charpentier / couvreur | 1 900 à 4 350 € |
L'assureur tarifie d'abord l'activité exercée, comme pour un artisan en direct.
La prime suit le volume de chantiers réalisés dans l'année.
Déclarée au contrat, elle peut aussi influencer la prime.
Ancienneté et dossier sans sinistre font baisser le prix.
Tarifs Artisan Assuré 2026 pour un artisan du bâtiment sans sinistre déclaré, établis à partir des contrats de plus de 20 assureurs que nous comparons. Votre prix exact en 2 minutes. Mis à jour en novembre 2026.
Comme un artisan en direct, souscrivez une décennale correspondant à votre métier avant de démarrer. Vous répondez au recours de l'entreprise principale, et vous êtes retenu sur ses chantiers.
Chaque activité réellement exercée figure sur votre attestation, avec les bons libellés, vérifiés à chaque renouvellement. Une attestation à jour et dans le bon périmètre, c'est ce que les entreprises générales contrôlent avant un appel d'offres.
La RC Pro couvre les dommages aux tiers, pendant le chantier comme après la livraison, la décennale l'ouvrage pendant 10 ans après la réception. En pack, elles reviennent souvent moins cher.
Voir aussi : les assurances obligatoires de l'entreprise (service-public.fr).
Prix et garanties de la décennale selon votre métier réel.
Les dommages graves sur vos ouvrages pendant 10 ans après la réception.
Les dommages causés à un client ou à un tiers pendant le chantier.
Une cotisation calculée sur le chiffre d'affaires de votre micro-entreprise.
En tant que sous-traitant, vous n’êtes pas tenu décennalement envers le maître d’ouvrage, faute de lien contractuel direct. Mais vous engagez votre responsabilité envers l’entreprise principale, qui exige presque toujours votre attestation décennale avant le chantier.
La loi Spinetta du 4 janvier 1978 a posé le régime de la responsabilité décennale. Son principe : le constructeur répond de plein droit, pendant 10 ans à compter de la réception des travaux, des dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination (article 1792 du Code civil).
Cette responsabilité est liée à un contrat de louage d’ouvrage entre le constructeur et le maître d’ouvrage. Or le sous-traitant n’a pas de contrat avec le maître d’ouvrage : il contracte avec l’entreprise principale, le donneur d’ordre. Faute de lien contractuel direct, la garantie décennale de l’article 1792 ne pèse pas directement sur lui.
Prenons un exemple concret. Un maçon intervient en sous-traitance pour une entreprise générale sur une extension. C’est l’entreprise générale qui signe la réception avec le client et qui sera recherchée décennalement par ce client. Le maçon, lui, n’est pas tenu décennalement envers ce client final, parce qu’il ne lui a rien vendu directement.
La sous-traitance est encadrée par la loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975 relative à la sous-traitance. Elle organise les rapports entre l’entreprise principale et son sous-traitant, mais elle ne transforme pas le sous-traitant en débiteur décennal direct du maître d’ouvrage.
Ce qui vous engage, c’est votre responsabilité contractuelle envers le donneur d’ordre. Si votre travail est à l’origine d’un désordre décennal, le scénario classique est le suivant : le maître d’ouvrage recherche l’entreprise principale, qui est condamnée au titre de sa décennale. Puis cette entreprise principale exerce un recours contre vous pour récupérer ce qu’elle a payé, en invoquant votre faute.
Autrement dit, vous n’échappez pas au sinistre, vous le subissez par ricochet. C’est précisément ce recours que votre propre assurance décennale est faite pour absorber. À notre avis, croire qu’un sous-traitant « n’a pas besoin de décennale » est l’erreur la plus coûteuse du secteur, car elle confond absence d’obligation directe et absence de risque.
Deux raisons concrètes justifient de s’assurer, même sans obligation directe au sens de l’article L.241-1 du Code des assurances :
Sur le terrain, beaucoup d’entreprises générales vont plus loin : elles refusent tout intervenant qui ne produit pas une attestation à jour, mentionnant exactement les activités sous-traitées. Une attestation périmée ou hors périmètre suffit à écarter un sous-traitant d’un appel d’offres.
Le prix ne dépend pas de votre position de sous-traitant, mais de votre métier réel et de votre profil. L’assureur tarifie le risque technique de l’activité, le CA déclaré, l’expérience, la zone et la sinistralité. Voici quelques fourchettes indicatives 2026 pour un artisan auto-entrepreneur ou TPE :
| Métier exercé en sous-traitance | Fourchette indicative 2026 / an |
|---|---|
| Plaquiste | 950 à 1 800 € |
| Menuisier | 950 à 2 250 € |
| Électricien | 850 à 2 250 € |
| Maçon | 2 000 à 4 050 € |
| Charpentier / Couvreur | 1 900 à 4 350 € |
* Fourchettes indicatives 2026 : la prime finale dépend du CA déclaré, de l’expérience, de la zone, de la sinistralité et de l’assureur. La part de sous-traitance déclarée peut aussi influencer la prime.
Indiquez votre métier réel, votre statut et votre chiffre d’affaires : notre simulateur de prix assurance décennale vous donne une fourchette fiable, sans laisser vos coordonnées.
Trois erreurs reviennent chez les sous-traitants. Chacune peut vous coûter un marché ou la garantie le jour du sinistre.
L’erreur : penser que l’absence d’obligation directe envers le maître d’ouvrage dispense de s’assurer. Pourquoi c’est risqué : l’entreprise principale, condamnée décennalement, exerce un recours contre vous. Sans assurance, la réparation reste sur votre patrimoine, pour des montants pouvant dépasser plusieurs dizaines de milliers d’euros. Et l’entreprise générale refuse le plus souvent un intervenant non assuré. Quoi faire à la place : souscrire une décennale correspondant à votre métier avant le premier chantier, comme un artisan en direct.
L’erreur : remettre une attestation qui ne mentionne pas exactement les travaux confiés par le donneur d’ordre. Pourquoi c’est risqué : une activité non listée n’est pas couverte. Si le désordre porte sur une technique absente de votre contrat, l’assureur peut refuser sa garantie, et le recours de l’entreprise principale reste à votre charge. Quoi faire à la place : faire figurer chaque activité réellement exercée et vérifier les libellés à chaque renouvellement.
L’erreur : croire qu’une seule assurance couvre tout. Pourquoi c’est risqué : la RC Pro couvre les dommages aux tiers pendant le chantier, la décennale couvre l’ouvrage 10 ans après réception. Sans RC Pro, un dégât des eaux causé chez le client en cours de travaux reste à votre charge. Quoi faire à la place : vérifier que vous disposez bien des deux, souvent moins chères en pack pour un artisan du BTP.
L’obligation légale de l’article L.241-1 du Code des assurances vise le constructeur lié au maître d’ouvrage. Le sous-traitant n’a pas ce lien direct, il n’est donc pas tenu décennalement envers le maître d’ouvrage. En pratique, l’entreprise principale exige presque toujours une attestation décennale avant de vous confier le chantier.
Non, pas directement. L’article 1792 du Code civil instaure une responsabilité du constructeur envers le maître d’ouvrage, lien que le sous-traitant n’a pas. Vous engagez votre responsabilité contractuelle envers l’entreprise principale, qui peut se retourner contre vous après un sinistre couvert par sa propre décennale.
L’entreprise principale, condamnée envers le maître d’ouvrage, exerce un recours contre vous au titre de votre faute. Sans décennale, la réparation reste sur votre patrimoine personnel, pour des montants pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Oui. L’entreprise principale reste tenue décennalement envers le maître d’ouvrage. Pour sécuriser son propre recours, elle exige votre attestation décennale avant de signer le contrat de sous-traitance. Sans attestation, le chantier ne vous est généralement pas confié.
Le tarif dépend de votre métier réel, pas de votre position de sous-traitant. Comptez par exemple 950 à 1 800 €/an pour un plaquiste, 2 000 à 4 050 €/an pour un maçon, selon le CA, l’expérience, la zone et l’assureur. Vous pouvez l’estimer avec le simulateur de prix.
Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil juridique ou en assurance personnalisé. La qualification d’un recours et l’étendue de la responsabilité dépendent de chaque situation. Pour votre cas, demandez un devis ou consultez un courtier. Données vérifiées au 20 juin 2026.
L'obligation de l'article L241-1 du Code des assurances vise le constructeur lié au maître d'ouvrage, lien que le sous-traitant n'a pas. En pratique, l'entreprise principale exige presque toujours votre attestation décennale avant de vous confier le chantier : voyez aussi la décennale obligatoire.
Elle s'applique à l'entreprise principale, liée au maître d'ouvrage. Vous, vous répondez de votre travail envers cette entreprise principale, qui peut se retourner contre vous après un sinistre : c'est ce recours que votre décennale prend en charge (article 1792 du Code civil).
L'entreprise principale, condamnée envers le maître d'ouvrage, exerce un recours contre vous au titre de votre faute. Sans décennale, la réparation reste sur votre patrimoine. Avec une décennale à votre métier, l'assureur règle à votre place.
Oui. Elle reste tenue décennalement envers le maître d'ouvrage et, pour sécuriser son recours, demande votre attestation avant de signer le contrat de sous-traitance. En souscrivant en ligne, vous l'avez dès la souscription.
Le tarif dépend de votre métier réel : par exemple 950 à 1 800 € par an pour un plaquiste, 2 000 à 4 050 € pour un maçon, selon le CA, l'expérience et la zone. Estimez-le avec le simulateur de prix.