Assurance Décennale Extension de Maison : Obligations & Prix 2026

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Pourquoi une extension est soumise à la décennale

Une extension crée un ouvrage nouveau, accolé à l'existant : fondations, murs, toiture, raccords. À ce titre, chaque artisan qui y participe est un constructeur au sens de l'article 1792 du Code civil et engage sa responsabilité pendant 10 ans après la réception.

La loi Spinetta n° 78-12 du 4 janvier 1978 impose donc l'assurance décennale avant l'ouverture du chantier (article L241-1 du Code des assurances).

Qui doit s'assurer

Ce que vérifie votre client

Avant de signer, le particulier doit contrôler que votre attestation est valable à la date d'ouverture du chantier et qu'elle mentionne l'activité réalisée : maçonnerie, charpente, véranda ou ossature bois. Une attestation claire et à jour est un argument commercial : elle rassure le client et lui permet de souscrire sa dommages-ouvrage sans difficulté, l'assureur DO demandant les attestations des entreprises.

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Ce que couvre la décennale sur une extension

Des fissures au niveau du raccord entre l'extension et l'existant, qui compromettent la solidité ou l'étanchéité, relèvent de la décennale de l'artisan concerné.

Couvert par la décennale
  • Le raccord entre l'extension et la maison existante

  • Les infiltrations qui rendent la pièce inhabitable

  • Les fondations et la structure de l'extension

  • La surélévation et sa charpente

  • Les éléments indissociables du bâti (art. 1792-2 C. civ.)

Hors décennale
  • Les défauts esthétiques : relevés en parfait achèvement

  • Les équipements dissociables : couverts par la biennale (art. 1792-3 C. civ.)

  • Les dommages pendant les travaux : couverts par la RC Pro

Combien coûte la décennale pour une extension en 2026 ?

Comptez de 950 à 4 350 € par an pour la plupart des métiers, jusqu'à 7 000 € en ossature bois et 7 500 € en étanchéité, sur étude, selon votre métier, votre chiffre d'affaires et les activités déclarées.

Combien coûte la décennale pour une extension en 2026 ?
MétierÀ retenirPrime annuelle
Maçon Fondations et murs 2 000 à 4 050 €
Charpentier / couvreur Surélévation et toiture 1 900 à 4 350 €
Étanchéiste / façadier Toit-terrasse et façades 1 700 à 7 500 €
Menuisier (baies, menuiseries) Selon les activités 950 à 2 250 €
Vérandaliste Véranda fixée à la maison 1 400 à 3 000 €
Constructeur ossature bois Sur étude 2 400 à 7 000 €
Terrassier Préparation du terrain 1 800 à 3 750 €

Votre métier

Les métiers de structure et de clos-couvert coûtent plus cher que la menuiserie.

Vos activités

Surélévation, ossature bois, toit-terrasse : chaque activité se déclare.

Votre chiffre d'affaires

Il sert de base au calcul de la prime.

Votre historique

Sans sinistre déclaré, vous accédez au bas de la fourchette.

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Véranda, surélévation : bien déclarer vos travaux

Le cas de la véranda

Une véranda fixée sur une fondation et raccordée à la maison est un ouvrage de construction : elle relève de la décennale. Les spécificités du métier sont détaillées sur notre page décennale vérandaliste.

4 réflexes pour être bien couvert

  1. Déclarez l'activité exacte : extension, surélévation, véranda ou ossature bois ;

  2. Vérifiez que votre attestation mentionne les travaux sur existant ;

  3. Signalez les techniques non courantes à votre assureur ;

  4. Remettez votre attestation au client avant le début des travaux.

Pour une maison neuve complète, voyez notre page décennale construction de maison.

Les erreurs à éviter

  • Démarrer sans que le client ait reçu votre attestation ;

  • Laisser le particulier ignorer la dommages-ouvrage ;

  • Déclarer une véranda ou une surélévation comme un simple « aménagement ».

Comparer les offres 

Les métiers d'une extension

Chaque intervenant de l'extension a sa propre décennale.

Les assurances d'un artisan qui agrandit des maisons

Nos guides

Prix Ce qui fait varier le prix d'une décennale

Métier, chiffre d'affaires, ancienneté, sinistres passés : les critères que l'assureur regarde pour fixer votre cotisation.

Obligation Qui doit souscrire une décennale, et à quel moment

Qui est concerné par l'obligation, pour quels travaux, et pourquoi le contrat doit exister avant l'ouverture du chantier.

Attestation Lire et fournir son attestation décennale

Les mentions à vérifier sur votre attestation et ce que vos clients ont le droit de vous demander.

Contrat Comparer deux contrats décennale ligne par ligne

Activités couvertes, franchises, plafonds, exclusions : les lignes qui font la différence entre deux contrats.

Garanties Décennale, biennale, parfait achèvement : qui couvre quoi

Les trois garanties de l'après-chantier, leur durée et les dommages que chacune prend en charge.

Une extension de maison touche la solidité et le clos-couvert : ces travaux sont soumis à la garantie décennale. L’artisan qui réalise l’agrandissement doit sa décennale, et vous, en tant que maître d’ouvrage, devez exiger son attestation avant le premier coup de pioche.

Ce que vous devez savoir

  • ✅ Une extension (maçonnée, surélévation, véranda intégrée) touche la solidité et le clos-couvert : les travaux relèvent de la garantie décennale (article 1792 du Code civil).
  • ✅ L’artisan qui réalise l’extension doit remettre son attestation décennale avant le chantier. Le particulier, lui, doit souscrire une assurance dommages-ouvrage.
  • ✅ Côté professionnel, une extension maçonnée mobilise une décennale de maçon comprise entre 2 000 et 4 050 €/an en 2026 selon le CA, l’expérience, la zone et l’assureur.

Pourquoi une extension de maison est-elle soumise à la décennale ?

Agrandir une maison ne se résume jamais à « rajouter une pièce ». Une extension reprend des charges, perce un mur porteur, crée une nouvelle toiture et se raccorde à l’existant. Ces ouvrages touchent la solidité du bâtiment et son clos-couvert. C’est exactement le périmètre de la responsabilité décennale.

La loi Spinetta du 4 janvier 1978 et l’article 1792 du Code civil rendent le constructeur responsable de plein droit des dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. Cette responsabilité dure 10 ans à compter de la réception des travaux (article 1792-4-1).

Concrètement, qu’il s’agisse d’une extension de plain-pied en parpaing, d’une surélévation à ossature bois ou d’une véranda accolée participant à l’étanchéité, l’entreprise qui réalise les travaux doit une décennale. Un maître d’ouvrage qui fait construire une extension de 25 m² peut subir des fissures structurelles ou des infiltrations au raccord : ce sont précisément les sinistres que la garantie couvre.

Qui doit s’assurer : l’artisan ou le particulier ?

La confusion est fréquente sur un chantier d’agrandissement. Deux assurances coexistent, et elles ne pèsent pas sur les mêmes épaules.

L’artisan : la garantie décennale

Chaque entreprise intervenant sur l’extension (maçon, charpentier, couvreur, vérandaliste) doit sa propre décennale pour les activités qu’elle exerce. Avant de signer le devis, le professionnel vous remet une attestation nominative mentionnant ses activités déclarées et la période de validité. Sans elle, le chantier ne devrait pas démarrer.

Le particulier : la dommages-ouvrage

En tant que maître d’ouvrage qui fait réaliser une extension, vous êtes tenu de souscrire une assurance dommages-ouvrage avant l’ouverture du chantier (article L.242-1 du Code des assurances). Son intérêt : elle préfinance les réparations relevant de la décennale sans attendre qu’un tribunal désigne le responsable. Sa fiche pratique est détaillée sur service-public.fr.

Un exemple parle de lui-même. Un particulier fait surélever sa maison. Trois ans après, des fissures apparaissent au raccord entre l’ancien plancher et la nouvelle ossature. Avec une dommages-ouvrage, l’expertise et les travaux sont enclenchés rapidement, puis l’assureur se retourne contre l’artisan et sa décennale. Sans elle, le maître d’ouvrage attend parfois des années avant d’être indemnisé.

Que couvre la décennale sur une extension ?

La garantie joue dès lors qu’un dommage compromet la solidité de l’ouvrage ou le rend impropre à sa destination. Sur un agrandissement, les postes les plus exposés sont le raccord à l’existant et l’étanchéité de la nouvelle enveloppe.

  • ✅ Fissures structurelles à la jonction entre l’extension et la maison d’origine
  • ✅ Infiltrations par la nouvelle toiture, la véranda accolée ou la jonction de couverture
  • ✅ Affaissement ou défaut de fondations de l’extension
  • ✅ Défauts d’étanchéité de la surélévation compromettant l’usage des pièces
  • ✅ Éléments d’équipement indissociables du bâti dont la défaillance rend l’ouvrage impropre à sa destination (article 1792-2)
  • ❌ Désordres purement esthétiques sans atteinte à la solidité ou à l’usage
  • ❌ Éléments d’équipement dissociables, démontables sans détérioration, qui relèvent de la garantie de bon fonctionnement de 2 ans (article 1792-3)

Le cas de la véranda mérite une nuance. Une véranda intégrée au bâti, qui assure le clos-couvert et l’étanchéité de la pièce, relève de la décennale. Une structure simplement posée et démontable peut basculer vers la biennale. Pour aller plus loin sur ce métier, voyez notre page décennale vérandaliste.

Combien coûte l’assurance pour des travaux d’extension en 2026 ?

Le prix dépend du métier de l’artisan qui réalise l’extension, pas de la surface ajoutée. Voici les fourchettes indicatives 2026 pour les corps de métier les plus mobilisés sur un agrandissement, pour un auto-entrepreneur ou une TPE :

Métier sur l’extensionFourchette indicative décennale 2026 / an
Maçon (extension maçonnée)2 000 à 4 050 €
Charpentier / couvreur (surélévation, toiture)1 900 à 4 350 €
Étanchéiste / façadier1 700 à 7 500 €
Menuisier (baies, menuiseries)950 à 2 250 €
Vérandaliste1 400 à 3 000 €
Constructeur ossature bois2 400 à 7 000 €
Terrassier (fondations)1 800 à 3 750 €

* Fourchettes indicatives 2026 : la prime finale dépend du CA déclaré, de l’expérience, de la zone, de la sinistralité, des techniques courantes ou non courantes (DTU) et de l’assureur.

À notre avis, une décennale de maçon affichée nettement sous 2 000 €/an pour des extensions doit faire ouvrir la page des exclusions avant la page des prix. Un tarif anormalement bas cache souvent des techniques exclues ou des plafonds réduits.

Métier, statut, chiffre d’affaires : notre simulateur de prix assurance décennale vous donne une fourchette fiable en 1 minute, sans laisser vos coordonnées. Pour le détail de l’activité principale, voyez la page décennale maçon.

Comment bien déclarer les activités d’une extension ?

Un chantier d’agrandissement combine souvent plusieurs techniques sous le même devis. Voici les 4 réflexes à tenir avant de signer le contrat :

  1. Lister chaque technique exercée : maçonnerie, fondations, ossature bois, couverture, étanchéité. Une activité non déclarée n’est pas couverte, même minoritaire.
  2. Vérifier le raccord à l’existant : certains contrats traitent différemment les travaux sur bâtiment existant et la construction neuve. Le raccord est la zone de sinistre n°1 d’une extension.
  3. Contrôler les techniques non courantes : une surélévation à ossature bois ou un procédé hors DTU peut être exclu sans mention expresse au contrat.
  4. Comparer à garanties égales : exclusions, plafonds et franchises avant le prix. Pour un projet complet, voyez aussi notre page décennale construction de maison.

Un artisan qui réalise l’extension maçonnée et pose lui-même la couverture exerce deux activités, pas une. S’il ne déclare que la maçonnerie, un sinistre d’infiltration par la toiture resterait à sa charge. Vérifiez les libellés à chaque renouvellement.

Ce qu’il NE faut PAS faire

Trois erreurs reviennent sur les chantiers d’extension. Chacune peut transformer un sinistre couvert en sinistre à votre charge.

1. Démarrer le chantier sans exiger l’attestation décennale

L’erreur : laisser l’entreprise commencer l’extension sans avoir lu son attestation décennale en cours de validité. Pourquoi c’est risqué : si un dommage structurel apparaît et que l’artisan n’était pas assuré, le maître d’ouvrage doit financer lui-même les réparations, qui se chiffrent vite en dizaines de milliers d’euros. Quoi faire à la place : demander l’attestation avant la signature, vérifier que les activités déclarées couvrent bien votre extension, et conserver le document.

2. Oublier de souscrire la dommages-ouvrage

L’erreur : croire que la décennale de l’artisan suffit et faire l’impasse sur la dommages-ouvrage. Pourquoi c’est risqué : sans elle, en cas de sinistre, vous attendez parfois des années une décision de justice désignant le responsable avant d’être indemnisé. Son absence complique aussi la revente de la maison dans les 10 ans. Quoi faire à la place : souscrire la dommages-ouvrage avant l’ouverture du chantier, comme le prévoit l’article L.242-1.

3. Traiter une véranda ou une surélévation comme un simple « aménagement »

L’erreur : considérer qu’une véranda accolée ou une surélévation est un ouvrage léger sans enjeu décennal. Pourquoi c’est risqué : dès lors qu’elle participe au clos-couvert et à l’étanchéité, elle engage la décennale. Une activité mal déclarée par l’artisan, et le sinistre d’infiltration n’est pas couvert. Quoi faire à la place : vérifier que l’activité véranda ou surélévation figure noir sur blanc au contrat de l’entreprise.

FAQ : Décennale Extension de Maison

Une extension de maison est-elle soumise à l’assurance décennale ?

Oui. Une extension touche la solidité de l’ouvrage et son clos-couvert (étanchéité, structure, raccord à l’existant). L’artisan qui la réalise doit donc une garantie décennale au sens de l’article 1792 du Code civil, qu’il s’agisse d’une extension maçonnée, d’une surélévation ou d’une véranda intégrée au bâti.

Le particulier doit-il souscrire une assurance pour son extension ?

Le particulier, en tant que maître d’ouvrage, doit souscrire une assurance dommages-ouvrage (article L.242-1 du Code des assurances) avant l’ouverture du chantier. Elle préfinance les réparations décennales sans attendre une décision de justice. Il doit aussi exiger l’attestation décennale de chaque entreprise avant la signature.

Combien coûte la décennale pour un artisan qui réalise des extensions ?

Pour une extension maçonnée, la décennale d’un maçon se situe entre 2 000 et 4 050 €/an en 2026 selon le CA, l’expérience, la zone et l’assureur. Pour un véranda­liste, la fourchette indicative est plus large car elle dépend des activités déclarées. Ce ne sont jamais des prix garantis.

Une véranda est-elle couverte par la décennale ?

Une véranda accolée et intégrée au bâti, qui participe au clos-couvert et à l’étanchéité, relève de la garantie décennale. Une simple structure démontable et dissociable peut relever de la garantie de bon fonctionnement de 2 ans (article 1792-3). L’activité doit être déclarée précisément au contrat de l’artisan, comme l’explique notre page décennale vérandaliste.

Que se passe-t-il en cas de fissures sur le raccord à l’existant ?

Les fissures qui compromettent la solidité ou rendent l’ouvrage impropre à sa destination (infiltrations, désordres structurels au raccord entre l’extension et la maison) relèvent de la décennale pendant 10 ans à compter de la réception (article 1792-4-1). Conservez l’attestation de l’entreprise et le procès-verbal de réception.

Sources officielles

Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil juridique ou en assurance personnalisé. Pour votre situation, demandez un devis ou consultez un courtier. Données vérifiées au 25 juin 2026.

Questions fréquentes sur la décennale extension de maison

Oui. Une extension est un ouvrage nouveau : chaque artisan qui y participe doit être couvert par une décennale avant l'ouverture du chantier.

Le particulier maître d'ouvrage doit souscrire une dommages-ouvrage (article L242-1 du Code des assurances). Elle préfinance les réparations en cas de sinistre décennal.

De 950 à 2 250 € par an pour un menuisier, jusqu'à 1 800 à 4 350 € pour un charpentier, un couvreur ou un terrassier, selon votre chiffre d'affaires.

Oui, dès lors qu'elle est fixée au sol et raccordée à la maison : c'est un ouvrage de construction. Voir notre page décennale vérandaliste.

Oui, si elles compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination, par exemple en laissant passer l'eau.