Accidents du travail dans le BTP : les chiffres clés 2026

Accidents du travail dans le BTP : les chiffres clés 2026

Cette page rassemble une base de données chiffrée sur les accidents du travail et la santé au travail dans le bâtiment et les travaux publics en France, à jour 2026. Chaque statistique est datée et reliée à sa source officielle : Assurance Maladie – Risques professionnels (CTN B), OPPBTP, INRS et FFB. Vous y trouverez le volume et la fréquence des accidents, leur gravité et les décès, le poids des chutes de hauteur, les maladies professionnelles et les troubles musculo-squelettiques, puis les journées perdues et le coût pour la collectivité. Journalistes, blogueurs et comparateurs sont invités à citer ces chiffres avec un lien vers cette page.

72 633accidents du travail dans le BTP en 2024
146 décèspar accident du travail dans le BTP en 2024
38,1 ‰indice de fréquence, le plus élevé des grands secteurs

Méthodologie

Chaque chiffre publié ici provient d’une source officielle ou institutionnelle, identifiée par son nom et son année de publication. Les liens externes pointent directement vers la donnée d’origine (rapport, communiqué, base statistique). La dernière mise à jour de cette page date de juin 2026. Les données de sinistralité du BTP correspondent au comité technique national du bâtiment et des travaux publics (CTN B) de l’Assurance Maladie – Risques professionnels, complétées par les synthèses de la FFB, les dossiers de l’OPPBTP et les statistiques de l’INRS. L’année de référence principale est 2024, dernière année publiée. Les chiffres détaillés (incapacités permanentes, maladies professionnelles, journées d’arrêt) relèvent du livret de sinistralité CTN B de l’Assurance Maladie.

Les 5 chiffres à retenir
  • 72 633 accidents du travail dans le BTP en 2024, en baisse de 5,4 % sur un an (FFB, Assurance Maladie – Risques professionnels, CTN B).
  • 38,1 accidents pour 1 000 salariés : l’indice de fréquence du BTP, le plus élevé des grands secteurs, mais au plus bas depuis plus de vingt ans.
  • 146 décès par accident du travail dans le BTP en 2024, dont 22 chutes de hauteur, ce qui en fait la deuxième catégorie la plus touchée (FFB, CTN B).
  • 44 % des accidents graves et mortels du BTP sont des chutes de hauteur, première cause de mortalité sur les chantiers (OPPBTP, 2024).
  • 7 238 maladies professionnelles reconnues dans le BTP en 2024, dont 88 % de troubles musculo-squelettiques (Assurance Maladie – Risques professionnels, CTN B).

T1 · Le volume et la fréquence des accidents

Combien d’accidents du travail le BTP enregistre-t-il chaque année, et à quel rythme ? Ces premiers repères situent l’ampleur du phénomène et la place du secteur dans le total national. Ils proviennent de la FFB, qui reprend les données du CTN B de l’Assurance Maladie, et des chiffres clés sectoriels de l’Assurance Maladie.

72 633 accidents du travail dans le BTP en 2024, en baisse de 5,4 %

Selon la FFB (Sinistralité AT/MP 2024, données CTN B), le BTP a recensé 72 633 accidents du travail en 2024, contre 76 758 en 2023, soit un recul de 5,4 % sur un an. La tendance est encourageante. Elle reste pourtant à relativiser au regard d’un secteur d’environ 1,3 million de salariés, où le risque physique demeure permanent.

38,1 accidents pour 1 000 salariés, au plus bas depuis plus de vingt ans

L’indice de fréquence du BTP s’établit à 38,1 accidents pour 1 000 salariés en 2024, contre 40 en 2023, soit une baisse de 4,5 %, d’après la FFB (données CTN B, 2024). C’est le niveau le plus bas observé depuis plus de vingt ans. Pour un artisan, cet indice illustre une amélioration réelle des conditions de sécurité, sans effacer l’écart persistant avec les autres secteurs.

Le BTP, secteur le plus accidentogène de France

Avec un indice de fréquence de 38,1 ‰ en 2024, le BTP reste le secteur le plus exposé aux accidents du travail en France, contre 26,4 ‰ tous secteurs confondus, selon le rapport annuel 2024 de l’Assurance Maladie – Risques professionnels. L’écart reste considérable. À notre avis, c’est ce différentiel qui justifie qu’un artisan du bâtiment couple sa décennale à une vraie prévoyance, là où d’autres métiers peuvent s’en passer.

Le BTP concentre plus de 19 % des accidents mortels pour 8 % des salariés

D’après les chiffres clés BTP de l’Assurance Maladie, le secteur concentre plus de 19 % des accidents du travail mortels alors qu’il ne représente qu’environ 8 % des salariés du régime général. Cette surreprésentation est frappante. Un couvreur ou un maçon n’a statistiquement pas le même profil de risque qu’un employé de bureau, ce qui pèse directement sur sa protection sociale.

Près de 14 % de tous les accidents du travail français surviennent dans le BTP

Selon les chiffres clés BTP de l’Assurance Maladie, le bâtiment et les travaux publics représentent près de 14 % de l’ensemble des accidents du travail recensés en France. Le poids du secteur dans la sinistralité nationale dépasse donc largement son poids dans l’emploi. C’est l’une des raisons pour lesquelles la prévention dans le BTP est suivie de près par les pouvoirs publics.

T2 · La gravité et les décès au travail

Au-delà du nombre d’accidents, c’est leur gravité qui distingue le BTP. Un accident y est en moyenne plus lourd qu’ailleurs, et les décès y restent nombreux. Ces données proviennent de la FFB, du rapport annuel de l’Assurance Maladie – Risques professionnels et des chiffres clés sectoriels.

146 décès par accident du travail dans le BTP en 2024

D’après la FFB (données CTN B, 2024), le BTP a déploré 146 décès liés à un accident du travail en 2024, contre 149 en 2023, soit une baisse de 2 %. Le repli est réel mais lent. Derrière chaque chiffre se trouve un chantier où la sécurité a fait défaut, ce qui rappelle que la prévention reste vitale et jamais acquise.

Le BTP, deuxième secteur le plus touché par les décès au travail

Sur 764 décès au travail tous secteurs confondus en France en 2024, le BTP est la deuxième catégorie la plus touchée, selon le rapport annuel 2024 de l’Assurance Maladie – Risques professionnels. Le bâtiment n’est donc pas le premier secteur pour les décès, contrairement à une idée répandue, mais il figure tout en haut du classement. Cette place tient à la dangerosité intrinsèque des chantiers, où travail en hauteur et engins se côtoient.

5 103 incapacités permanentes en 2024, en hausse de 3,9 %

Le BTP a enregistré 5 103 incapacités permanentes en 2024, contre 4 913 en 2023, soit une progression de 3,9 %, selon les données de sinistralité AT/MP 2024 de l’Assurance Maladie – Risques professionnels (CTN B). Une incapacité permanente, c’est une séquelle qui ne disparaît pas. Pour un artisan indépendant, elle peut signifier la fin de l’activité, ce que ni la décennale ni la mutuelle ne couvrent : seule la prévoyance le fait.

Les incapacités permanentes supérieures à 10 % progressent de 12,4 %

Toujours selon les données de sinistralité AT/MP 2024 de l’Assurance Maladie – Risques professionnels (CTN B), les incapacités permanentes supérieures à 10 % ont augmenté de 12,4 % en 2024, pour atteindre environ 2 160 cas. Cette hausse des séquelles lourdes contraste avec la baisse du nombre total d’accidents. Le BTP fait moins d’accidents, mais ceux qui surviennent laissent des traces plus sérieuses.

71 jours d’arrêt en moyenne par accident du travail dans le BTP

Selon les chiffres clés BTP de l’Assurance Maladie, un accident du travail dans le bâtiment entraîne en moyenne 71 jours d’arrêt. Le secteur présente ainsi un profil « moins d’accidents, mais plus graves » que la moyenne nationale. Pour un chef d’entreprise sans salarié, plus de deux mois d’arrêt représentent une perte de revenu directe, que la prévoyance est seule à compenser.

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T3 · Les chutes de hauteur, premier risque mortel

Si une seule cause d’accident résume la dangerosité du BTP, c’est la chute de hauteur. Échafaudages, toitures, charpentes : le travail en élévation reste le danger numéro un. Ces données proviennent de l’OPPBTP, organisme de prévention du bâtiment, et des données Cnam qu’il relaie.

Les chutes de hauteur, première cause d’accidents graves et mortels

Selon le dossier de presse de l’OPPBTP (campagne chutes de hauteur, 2024), les chutes de hauteur sont la première cause d’accidents graves et mortels dans le BTP et pèsent 44 % d’entre eux, hors risque routier et malaises. Aucun autre risque n’approche ce niveau. C’est ce constat qui a conduit l’OPPBTP à en faire l’axe central de ses campagnes de prévention.

Une chute de hauteur sur les chantiers, un accident mortel sur cinq

D’après le dossier de presse de l’OPPBTP (données Cnam 2021), les chutes de hauteur représentent environ un accident du travail mortel sur cinq dans le BTP. Une simple perte d’équilibre sur un toit ou un échafaudage peut être fatale. Ce risque concerne au premier chef les métiers de la couverture et de la charpente, qui travaillent en permanence en élévation.

22 décès par chute de hauteur dans le BTP en 2024

Parmi les 146 décès du BTP en 2024, 22 sont attribués à des chutes de hauteur, selon la FFB (données CTN B, 2024). La chute reste donc la première cause de mortalité sur les chantiers. Pour un couvreur ou un charpentier, ce chiffre n’a rien d’abstrait : il décrit le risque quotidien de son métier.

Charpente-couverture : 40 % des chutes mortelles

Selon le dossier de presse de l’OPPBTP (campagne 2024, données Cnam), la charpente-couverture concentre 40 % des chutes de hauteur mortelles du BTP, devant la maçonnerie-gros œuvre, à 24 %. Ces deux familles de métiers cumulent donc près des deux tiers des chutes mortelles. Un couvreur et un maçon figurent ainsi parmi les profils les plus exposés du secteur.

Quatre mois d’arrêt en moyenne après une chute de hauteur

Une chute de hauteur entraîne en moyenne quatre mois d’arrêt de travail, contre environ deux mois et demi pour les autres accidents, selon les données de l’OPPBTP (campagne 2024). La gravité de ces chutes se mesure aussi à la durée des arrêts. Pour un artisan, quatre mois sans pouvoir monter sur un toit, c’est un trimestre entier de chiffre d’affaires en moins.

T4 · Les maladies professionnelles et les TMS

L’accident est visible et brutal. La maladie professionnelle, elle, s’installe lentement, au fil des ports de charges et des gestes répétés. Dans le BTP, elle progresse alors même que les accidents reculent. Ces chiffres proviennent du CTN B de l’Assurance Maladie – Risques professionnels et de l’INRS.

7 238 maladies professionnelles reconnues dans le BTP en 2024

Le BTP a enregistré 7 238 maladies professionnelles reconnues en 2024, contre 6 925 en 2023, soit une hausse de 4,5 %, selon les données de sinistralité AT/MP 2024 de l’Assurance Maladie – Risques professionnels (CTN B). Pendant que les accidents baissent, les maladies montent. C’est le revers d’une activité physique exercée sur de longues carrières, dont les effets se révèlent avec le temps.

88 % des maladies professionnelles du BTP sont des TMS

Les troubles musculo-squelettiques représentent 88 % des maladies professionnelles du BTP en 2024, soit 6 358 cas, en hausse de 4,7 %, d’après les données de sinistralité AT/MP 2024 de l’Assurance Maladie – Risques professionnels (CTN B). Le mal de dos, les douleurs d’épaule et de poignet dominent largement. Ces pathologies, lentes et invalidantes, sont la première menace sur la longévité professionnelle d’un artisan.

5 050 cas relevant du tableau MP 57, le plus fréquent des TMS

Le tableau de maladie professionnelle n° 57, qui couvre les affections périarticulaires, concentre la majorité des TMS du BTP avec 5 050 cas en 2024, en hausse de 5,8 %, selon les données de sinistralité AT/MP 2024 de l’Assurance Maladie – Risques professionnels (CTN B). Coiffe des rotateurs, tendinites, syndrome du canal carpien : ce sont les blessures du geste répété. Un carreleur ou un plaquiste, à force de manutention, est en première ligne face à ce risque.

427 maladies liées à l’amiante reconnues dans le BTP en 2024

Le BTP a vu reconnaître 427 maladies professionnelles liées à l’amiante en 2024, en hausse de 4,9 %, selon les données de sinistralité AT/MP 2024 de l’Assurance Maladie – Risques professionnels (CTN B). L’amiante est interdite depuis 1997, mais ses effets surgissent des décennies après l’exposition. Les artisans de rénovation, qui interviennent sur du bâti ancien, restent particulièrement concernés par ce risque différé.

L’amiante, deuxième cause de maladie professionnelle et première de décès hors accident

Selon l’INRS (Amiante et maladies professionnelles), les maladies liées à l’amiante sont la deuxième cause de maladies professionnelles et la première cause de décès liés au travail hors accident en France. Le danger ne se voit pas et ne fait pas de bruit sur un chantier. C’est pourtant l’un des risques les plus mortels à long terme pour les métiers de la démolition et de la rénovation.

T5 · Les journées perdues et le coût

Les accidents et maladies du BTP ont un prix, mesuré en journées de travail non effectuées et en milliards d’euros d’indemnisation. Ces chiffres replacent le risque dans une logique économique. Ils proviennent du CTN B de l’Assurance Maladie – Risques professionnels, des chiffres clés sectoriels et du rapport annuel de l’Assurance Maladie.

Environ 9,3 millions de journées de travail perdues dans le BTP en 2024

Les accidents du travail du BTP ont entraîné 7 073 816 journées d’incapacité temporaire en 2024, en hausse de 1,7 %, auxquelles s’ajoutent 2 232 314 journées au titre des maladies professionnelles, soit près de 9,3 millions de journées perdues, selon les données de sinistralité AT/MP 2024 de l’Assurance Maladie – Risques professionnels (CTN B). C’est un volume considérable d’activité perdue. Pour un indépendant, chaque journée d’arrêt est une journée sans facturation, ce qui ramène l’enjeu à la trésorerie de l’entreprise.

Le BTP fait perdre l’équivalent de 36 000 emplois à temps plein par an

D’après les chiffres clés BTP de l’Assurance Maladie, les accidents et maladies professionnelles du secteur font perdre chaque année environ 8 millions de journées de travail, soit l’équivalent de 36 000 emplois à temps plein. Ce gisement de productivité s’évapore en arrêts. Réduire la sinistralité a donc un sens économique direct, pas seulement humain, pour les entreprises du bâtiment.

Plus d’un milliard d’euros de cotisations AT/MP pour le seul BTP

Selon les chiffres clés BTP de l’Assurance Maladie, le coût des cotisations accidents du travail et maladies professionnelles du BTP dépasse 1 milliard d’euros par an. Cette facture est répercutée sur les entreprises via leur taux de cotisation, qui dépend en partie de leur sinistralité. Mieux prévenir, c’est aussi alléger durablement cette charge pour une entreprise artisanale.

50 598 maladies professionnelles reconnues tous secteurs en 2024

Au niveau national, 50 598 maladies professionnelles ont été reconnues tous secteurs confondus en 2024, en hausse de 6,7 %, dont près de 90 % de TMS, selon le rapport annuel 2024 de l’Assurance Maladie – Risques professionnels. Le BTP, à lui seul, en représente une part nettement supérieure à son poids dans l’emploi. Là encore, le secteur tire la sinistralité nationale vers le haut.

549 614 accidents du travail tous secteurs en 2024, fréquence de 26,4 ‰

Sur l’ensemble de l’économie française, 549 614 accidents du travail avec arrêt ou incapacité ont été recensés en 2024, en baisse de 1,1 %, pour un indice de fréquence de 26,4 accidents pour 1 000 salariés, d’après le rapport annuel 2024 de l’Assurance Maladie – Risques professionnels. Comparé aux 38,1 ‰ du BTP, l’écart parle de lui-même. Le bâtiment reste un cas à part dans le paysage de la santé au travail.

4,9 milliards d’euros d’indemnités journalières, premier poste de dépense AT/MP

En 2024, les indemnités journalières sont devenues le premier poste de dépense de la branche AT/MP, avec 4,9 milliards d’euros, en hausse de 10,8 %, soit environ 46 % des dépenses totales, selon le rapport annuel 2024 de l’Assurance Maladie – Risques professionnels. Ce chiffre mesure le coût des arrêts pour la collectivité. Il rappelle qu’un salarié arrêté reste partiellement indemnisé, là où l’indépendant non couvert par une protection adaptée supporte seul sa perte de revenu.

Les grandes tendances 2026

Mis bout à bout, ces chiffres dessinent quatre dynamiques majeures pour la santé au travail dans le BTP en 2026.

Une baisse réelle mais lente des accidents, qui ne comble pas l’écart sectoriel. Le BTP recule sur tous les indicateurs d’accidents : moins d’accidents en volume, indice de fréquence au plus bas depuis plus de vingt ans, décès en léger repli. C’est un progrès tangible, porté par des décennies de prévention. Pourtant, le secteur reste de loin le plus accidentogène de France et la deuxième catégorie pour les décès au travail. L’écart avec la moyenne nationale ne se referme que très progressivement, signe que le risque est structurel et lié à la nature même des chantiers.

Le travail en hauteur, point noir persistant. Les chutes de hauteur restent la première cause d’accidents graves et mortels, et concentrent près de la moitié de ces accidents les plus lourds. Charpente, couverture et gros œuvre cumulent l’essentiel des chutes mortelles. Ces métiers, ceux des couvreurs et des maçons, supportent un double risque : une sinistralité décennale élevée sur l’enveloppe du bâtiment, et le danger physique le plus aigu du secteur. Pour ces profils, prévention sur le chantier et couverture personnelle vont de pair.

Une bascule de l’accident vers la maladie professionnelle. Pendant que les accidents reculent, les maladies professionnelles progressent, tirées par les troubles musculo-squelettiques, qui en représentent près de neuf sur dix. À cela s’ajoute le risque différé de l’amiante, première cause de décès professionnels hors accident, qui frappe des artisans des décennies après leur exposition. Le danger se déplace : il devient plus sourd, plus lent, et menace surtout la capacité d’un artisan à exercer son métier jusqu’au bout de sa carrière.

Un coût croissant qui pèse sur tout le monde. Près de 9,3 millions de journées perdues, l’équivalent de 36 000 emplois à temps plein évaporés, plus d’un milliard d’euros de cotisations AT/MP pour le seul BTP, et des indemnités journalières devenues le premier poste de dépense nationale à 4,9 milliards d’euros : le coût de la sinistralité reste élevé. Pour un chef d’entreprise indépendant, ces chiffres traduisent une réalité simple. La décennale protège ses ouvrages, mais pas son corps ni son revenu en cas d’arrêt. La prévoyance, distincte de la mutuelle, reste l’angle mort de beaucoup de petites entreprises du bâtiment.

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FAQ : accidents du travail et sécurité dans le BTP

Quel métier du BTP est le plus accidenté ?

Le BTP est le secteur le plus accidentogène de France, avec un indice de fréquence de 38,1 accidents du travail pour 1 000 salariés en 2024, contre 26,4 ‰ tous secteurs, selon l’Assurance Maladie – Risques professionnels (CTN B). Parmi les chutes de hauteur mortelles, la charpente-couverture concentre 40 % des cas et la maçonnerie-gros œuvre 24 % (OPPBTP, campagne 2024).

Combien y a-t-il de morts par accident du travail dans le BTP chaque année ?

Le BTP a déploré 146 décès par accident du travail en 2024, en baisse de 2 % par rapport à 2023 (149), selon la FFB et l’Assurance Maladie – Risques professionnels (CTN B). Sur 764 décès au travail tous secteurs confondus en France en 2024, le BTP est la deuxième catégorie la plus touchée.

Quelle est la première cause d’accident mortel dans le BTP ?

Les chutes de hauteur sont la première cause d’accidents graves et mortels dans le BTP. Elles pèsent 44 % des accidents graves et mortels (hors risque routier et malaises) selon l’OPPBTP, et représentent environ un accident du travail mortel sur cinq selon les données Cnam. En 2024, 22 des 146 décès du BTP sont liés à une chute de hauteur.

La sécurité dans le BTP s’améliore-t-elle ?

Oui, lentement. Le BTP a recensé 72 633 accidents du travail en 2024, en baisse de 5,4 % sur un an, et son indice de fréquence (38,1 ‰) est à son plus bas niveau depuis plus de vingt ans, selon la FFB et l’Assurance Maladie – Risques professionnels (CTN B). Mais les maladies professionnelles progressent (7 238 cas, +4,5 %) et les accidents restent plus graves que la moyenne nationale.

Quelle est la première maladie professionnelle dans le BTP ?

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont la première maladie professionnelle du BTP : ils représentent 88 % des maladies professionnelles reconnues du secteur en 2024, soit 6 358 cas, selon l’Assurance Maladie – Risques professionnels (CTN B). Le tableau MP 57, qui concerne les affections périarticulaires, concentre à lui seul 5 050 cas.

Sources officielles

Toutes les données de cette page proviennent des institutions suivantes :

  • Assurance Maladie – Risques professionnels (CTN B) : sinistralité accidents du travail et maladies professionnelles du BTP (volume, gravité, incapacités, TMS, amiante, journées perdues)
  • Assurance Maladie (chiffres clés BTP) : part du secteur dans la sinistralité nationale, durée moyenne des arrêts, coût des cotisations
  • FFB : Fédération Française du Bâtiment (synthèse de la sinistralité AT/MP 2024, reprise des données CTN B)
  • OPPBTP : Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics (chutes de hauteur, métiers exposés)
  • INRS : Institut National de Recherche et de Sécurité (amiante, troubles musculo-squelettiques)

Données publiques, à jour de juin 2026. Vous pouvez réutiliser ces chiffres en citant ArtisanAssuré.fr avec un lien vers cette page. Ce document est informatif et ne constitue pas un conseil juridique ou en assurance personnalisé. Pour votre situation, demandez un devis ou consultez un courtier.